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Services à la personne et à la collectivité · Accompagnement de la personne

Psychanalyste

Le ou la psychanalyste accompagne des personnes qui veulent mieux comprendre leurs difficultés intérieures en parlant librement de leur vécu.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Salaire du débutant
de 27 000 à 40 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 35 000 à 60 000 € brut par an
Recrutement
Difficile pour les employeurs
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 69 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu reçois des personnes en séance pour les écouter parler librement de leur histoire, de leurs rêves et de leurs difficultés. Tu les aides à mieux comprendre ce qui les tourmente, sans leur donner de conseils directs. Tu travailles en cabinet, souvent à ton compte, dans la confidentialité. Il faut de l'écoute, de l'empathie et de l'organisation.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Adapter la prise en charge

Après avoir écouté une personne exprimer ses symptômes pendant une ou deux séances, le ou la psychanalyste peut accepter de l'accompagner. Il ou elle fixe le prix, le type de thérapie, la durée et la périodicité des séances en fonction des problèmes et de la personnalité du patient ou de la patiente. Il ou elle peut aussi réaliser des séances de psychothérapie plus courtes, sous forme d'entretiens en face à face, pour traiter certains problèmes psychologiques.

Écouter et analyser

Le ou la psychanalyste écoute le patient ou la patiente qui lui livre ses doutes, ses émotions et ses angoisses. Prenant des notes, il ou elle s'appuie sur des théories expliquant le fonctionnement psychique pour guérir des troubles de la personnalité ou du comportement. Il ou elle émet des interprétations, pose des questions sur l'enfance, les rêves ou les problèmes de ses patients ou de ses patientes afin de leur faire prendre conscience des blocages présents et de les aider à les surmonter. Le patient ou la patiente effectue un transfert en reportant ses émotions et sa souffrance sur le praticien ou la praticienne.

Se former en permanence

Le ou la psychanalyste n'arrête jamais de se former : lectures, participation à des colloques ou à des séances de supervision au cours desquels il ou elle échange avec ses collègues sur leurs pratiques et les difficultés rencontrées.

Conditions de travail

Pas toujours un premier métier

De nombreux ou de nombreuses psychanalystes sont d'abord médecins psychiatres ou psychologues. Les autres viennent d'horizons très divers et se sont passionnés ou passionnées pour cette exploration de l'inconscient avant de décider de se lancer dans le métier.

En cabinet ou en institution

Le ou la psychanalyste travaille le plus souvent en libéral, dans un cabinet, avec des collègues ou pas. Il ou elle organise alors son planning en toute autonomie, mais peut également exercer à l'hôpital ou dans une institution (centre médico-psycho-pédagogique...). Autre solution : partager son temps entre son cabinet et une institution, car il n'est pas facile de vivre de l'analyse (les séances coûtent relativement cher et ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale). L'occasion aussi de varier et d'enrichir sa pratique.

Statuts
salarié, libéral
Secteurs
Santé

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Réaliser un accompagnement psychologique
    • Animer une cellule de soutien psychologique
    • Interpréter les comportements non-verbaux en contexte thérapeutique
    • Pratiquer une séance de psychothérapie individuelle, de groupe, familiale
    • Maintenir un cadre analytique stable (rythme, durée, règles)
  • Procéder à un examen psychologique
    • Déterminer le besoin en accompagnement psychologique, arrêter les modalités avec la personne ou l'orienter vers un médecin, service social, personnel paramédical
    • Procéder aux tests psychologiques, évaluer le profil de la personne et établir le bilan psychologique
    • Réaliser des bilans neuropsychologiques et proposer un programme de réentraînement (atelier mémoire, réadaptation cognitive d'activités de vie quotidienne, ...)
  • Analyser une situation et produire un diagnostic
    • Analyser le contexte de vie d'une personne ou d'une famille
    • Evaluer régulièrement les besoins de la personne ou de la famille
  • Actualiser régulièrement ses connaissances
    • Participer à des sessions de formation continue et à des conférences professionnelles
    • Se former en continu aux théories et évolutions de la psychanalyse
  • Surveiller l'état de santé d'une personne
    • Suivre l'évolution de la thérapie des patients
  • Coordonner des soins médicaux
    • Collaborer avec d'autres professionnels de santé pour une prise en charge globale
  • Assurer un conseil juridique
    • Mener des actions d'expertise judiciaire
  • Développer et piloter un réseau d'organisations partenaires
    • Développer et fédérer un réseau (professionnels de santé, autorités de santé, associations de patients, etc.)

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Un titre non reconnu

Contrairement au titre de psychologue, le titre de psychanalyste n'a aucun statut légal et la profession n'est pas réglementée. En revanche, un ou une psychanalyste peut pratiquer avec le titre de psychothérapeute qui, lui, est réglementé. Dans ce cas, pour exercer, il ou elle devra s'inscrire au Registre national des psychothérapeutes.

Curiosité et maturité

Le ou la psychanalyste est avant tout une personne curieuse du fonctionnement psychique. Avant d'exercer son métier, il ou elle a acquis une expérience et une maturité qui lui permettent d'appréhender la diversité des problématiques. Recueillir les souffrances des autres demande une grande solidité psychique. Il faut aussi s'intéresser à toutes les disciplines (philosophie, art, littérature) qui renvoient au monde intérieur.

Empathie et neutralité

Capable de s'identifier au patient ou à la patiente pour mieux comprendre ce qu'il ou elle ressent, le ou la psychanalyste doit savoir garder la bonne distance. Une fois sa décision prise d'accompagner quelqu'un, il lui faut l'écouter avec une neutralité bienveillante pour gagner sa confiance et l'aider à s'épanouir. Il ou elle doit respecter le secret professionnel.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K1104, K1111.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir psychanalyste ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Licence Psychologie. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Psychologie (bac + 5), Master Psychologie : psychopathologie clinique psychanalytique (bac + 5) et Licence Psychologie (bac + 3 ou 4).

Combien gagne-t-on comme psychanalyste ?

Repères d'études de rémunération publiées : Intervenant (0 à 5 ans) : de 27 000 à 40 000 € brut par an ; Chef de service (10 à 15 ans) : de 35 000 à 60 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : variable en fonction du nombre de patients suivis et des honoraires pratiqués. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Psychologues, psychothérapeutes » gagnent plus de 2 116 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Psychologues, psychothérapeutes », « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) ») gagnaient de 3 366 € à 3 486 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 135 € à 2 862 €.

Le métier de psychanalyste recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 4 170 recrutements de « Psychologues, psychothérapeutes », dont 57 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 1 937 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME K1104, K1111. Les employeurs ont du mal à recruter pour ce métier (tension 4 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de psychanalyste est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 1 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 8 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.