Aller au contenu
Pxsis
Rechercher
Mon espace

Hôtellerie-Restauration, Tourisme, Loisirs et Animation · Animation d'activités de loisirs

Accompagnateur de moyenne montagne / accompagnatrice en moyenne montagne

Il ou elle guide des groupes en randonnée et leur fait découvrir la montagne en sécurité.

En bref

Niveau d'études
bac + 2
Salaire du débutant
de 27 000 à 40 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 35 000 à 60 000 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Moins que la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
4 types, 797 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu prépares les itinéraires, tu vérifies la météo et tu emmènes des groupes à pied ou en raquettes. Tu expliques la faune, la flore et l'histoire des lieux, et tu gères la sécurité. Tu travailles dehors, en toutes saisons, avec des touristes ou des scolaires. Pour t'y sentir bien, il te faut de l'organisation, de l'autonomie et du sens du service.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Encadrer, enseigner

L'accompagnateur ou l'accompagnatrice en moyenne montagne encadre des randonnées sur des sentiers praticables à pied ou en raquettes à neige. Il ou elle propose des sorties en tenant compte des capacités physiques et des attentes des participants ou des participantes, mais aussi des conditions météorologiques. Il ou elle peut également enseigner la pratique d'activités comme la marche nordique, le trail (course en milieu naturel), etc.

Faire découvrir

Ayant une fine connaissance de sa région, l'accompagnateur ou l'accompagnatrice fait découvrir les richesses des sites traversés : animaux, arbres, champignons et fleurs, plantes (médicinales ou aromatiques), minéraux et roches, aspects du paysage et du terrain, tout en abordant les aspects culturels et humains des massifs parcourus (patrimoine bâti, gastronomie, habitat, modes de vie et traditions, histoire et légendes). Il ou elle prépare son itinéraire en amont, ainsi que les étapes de ravitaillement, les activités, etc.

Adapter son activité

Les collectivités locales peuvent le ou la solliciter pour entretenir et baliser des itinéraires, créer et animer un parcours découverte ou une classe verte, participer au comptage des espèces animales ou végétales, ou concevoir des topos-guides pour les randonnées... Offrir des prestations originales répondant aux attentes du public s'avère son atout principal.

Conditions de travail

Le choix d'un mode de vie

L'accompagnateur ou l'accompagnatrice en moyenne montagne exerce dehors par tous les temps, principalement durant les week-ends et les congés scolaires. Il ou elle peut proposer des promenades de quelques heures, des balades à la journée ou de grandes randonnées sur plusieurs jours avec nuits en refuge ou en bivouac parfois, que ce soit en France ou à l'étranger. En parfaite condition physique, il ou elle porte plusieurs kilos de matériel sur le dos en étant responsable de son groupe.

Surtout sous statut indépendant

Les trois quarts de ces professionnels exercent sous statut indépendant. Ils et elles se regroupent souvent en association, avec parfois d'autres moniteurs sportifs ou des monitrices sportives pour diversifier leur offre touristique et se faire connaître. Les autres sont salariés ou salariées de structures d'hébergement ou de réseaux de tourisme. L'activité étant saisonnière, une autre activité est souvent nécessaire : services des pistes et remontées mécaniques, moniteur ou monitrice de ski, travail dans le secteur de l'hôtellerie...

Des publics variés

L'accompagnateur ou l'accompagnatrice de moyenne montagne encadre des particuliers (individus ou familles), des classes en sortie scolaire ou en classe de découverte, des groupes en séjour organisé (comités d'entreprises, clubs du 3e âge, établissements spécialisés), etc. Il lui faut donc adapter son offre en conséquence.

Statuts
saisonnier, indépendant
Secteurs
Tourisme

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Accueillir, orienter, renseigner un public
    • Accueillir et informer les touristes sur les consignes de sécurité
    • Accueillir et informer les touristes sur les sites historiques
    • Informer le client sur l'environnement touristique et culturel
    • Répondre aux questions spécifiques des touristes
  • Protéger des personnes et des biens
    • Assurer la sécurité des personnes et des biens
    • Assurer le respect des règles de sécurité des biens et des personnes en milieu naturel, dans le respect des réglementations en vigueur
  • Elaborer, adapter une proposition commerciale
    • Gérer les réservations et les itinéraires de voyage
    • Organiser des circuits touristiques personnalisés
  • Sensibiliser un public
    • Sensibiliser aux coutumes et traditions locales
    • Sensibiliser à l'environnement et promouvoir le développement durable
  • Concevoir et animer des activités sportives
    • Accompagner les randonnées et enseigner la pratique d'activités sportives de montagne (raquettes, marche nordique, trekking, trail)
    • Planifier des itinéraires adaptés aux capacités des participants
  • Concevoir et animer des activités de détente ou de loisirs
    • Accompagner des groupes lors de visites guidées ou sorties en extérieur
  • Coordonner l'intervention d'équipes pluridisciplinaires
    • Assurer la coordination des activités touristiques
  • Conseiller, accompagner une personne
    • Assister les touristes en cas de besoin spécifique

Dans le ROME, ce métier compte 3 compétences liées à la transition écologique et 2 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve d'autonomie
  • Avoir le sens du service
  • Faire preuve de sens des responsabilités
  • Faire preuve de réactivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Bonne condition physique et sens des responsabilités

L'accompagnateur ou l'accompagnatrice exerce dehors par tous les temps et doit posséder une excellente condition physique et faire preuve de résistance. Spécialiste de la montagne, il ou elle garantit la sécurité des personnes qu'elle accompagne. Son sens de l'orientation est total, ainsi que son sens des responsabilités, son sang-froid et sa réaction rapide face aux imprévus. Le cas échéant, il ou elle sait prodiguer les premiers secours.

Animation et pédagogie

Doté d'un sens relationnel développé et d'une bonne dose de pédagogie, ce ou cette guide sait intéresser son auditoire, conduire un groupe en assurant sa cohésion tout en faisant preuve de qualités d'animation pour rendre ces moments passés ensemble inoubliables. Il ou elle sait en outre rassurer les personnes en difficulté sur un passage ou prises de panique face au danger (orage, affaissement de terrain, chute de pierres...).

Sens du commerce

Souvent sous statut indépendant, l'accompagnateur ou l'accompagnatrice doit savoir valoriser ses compétences et son expérience. Par exemple, en créant un site internet et des dépliants sur ses offres, qui seront ensuite déposés dans les lieux stratégiques de la station (commerces, office de tourisme, hôtels...). Il ou elle peut s'associer à d'autres professionnels pour proposer des prestations plus étendues et doit être mobile en proposant également des randonnées dans d'autres régions.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 24 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider, Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche G1201, G1245.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir accompagnateur de moyenne montagne en moyenne montagne ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 2. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Licence Langues, littératures et civilisations étrangères et régionales, Licence Langues étrangères appliquées et Licence Tourisme. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Titre professionnel Guide accompagnateur touristique (niveau bac), Alpinisme-accompagnateur en moyenne montagne (bac + 2) et DEUST Guide nature multilingue (bac + 2).

Combien gagne-t-on comme accompagnateur de moyenne montagne en moyenne montagne ?

Repères d'études de rémunération publiées : Intervenant (0 à 5 ans) : de 27 000 à 40 000 € brut par an ; Chef de service (10 à 15 ans) : de 35 000 à 60 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : la profession compte peu de salariés. Pour les travailleurs indépendants, les honoraires sont libres et fixés pour chaque prestation selon l'activité, le massif, le niveau de difficulté, le nombre de participants... Un indépendant peut facturer une journée entre 170 à 270 euros brut. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Agents et hôtesses d'accompagnement » gagnent plus de 1 828 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Agents et hôtesses d'accompagnement » gagnaient 2 938 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 287 €.

Le métier d'accompagnateur de moyenne montagne en moyenne montagne recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 3 280 recrutements de « Agents et hôtesses d'accompagnement », dont 27 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). La plupart sont des emplois saisonniers. Le 2 octobre 2026, 120 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME G1201, G1245. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'accompagnateur de moyenne montagne en moyenne montagne a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Agents administratifs et commerciaux des transports et du tourisme » entre 2019 et 2030 : en baisse (-7 % selon la projection). D'ici 2030, moins de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (26 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'accompagnateur de moyenne montagne en moyenne montagne est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains de la même famille n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Le métier d'accompagnateur de moyenne montagne en moyenne montagne est-il un métier de la transition écologique ?

Dans la classification européenne ESCO, 24 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.