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Agriculture et Pêche, Espaces naturels et Espaces verts, Soins aux animaux · Production

Animalier de laboratoire / animalière de laboratoire

Il ou elle prend soin des animaux utilisés pour la recherche, dans le respect de leur bien-être.

En bref

Niveau d'études
bac ou équivalent
Accès
Concours possible
Salaire du débutant
22 400 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 32 000 à 46 000 € brut par an
Recrutement
Dans la moyenne
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu les nourris, tu nettoies leurs cages, tu observes leur état et tu notes les soins. Tu aides les chercheurs lors des expériences, dans le respect de règles d'éthique et d'hygiène strictes. Tu travailles en animalerie, en laboratoire, en équipe. Pour t'y sentir bien, il te faut de l'organisation, de la persévérance et de la réactivité.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Élevage en laboratoire

Veiller au confort des animaux, à leurs conditions d'hébergement et aux soins qui leur sont prodigués est la principale mission de l'animalier ou de l'animalière de laboratoire. Dans le respect des règles d'hygiène et de sécurité, il ou elle assure l'entretien et l'aménagement des cages, des volières et autres équipements de l'animalerie. Au quotidien, il ou elle manie, bien sûr, pelle, seau et balai, mais aussi viande, fruits, pâtée, graines et écuelles.

Protocoles expérimentaux

L'animalier ou l'animalière participe au bon déroulement des expériences. Il lui revient de donner l'alerte dès les premiers signes de souffrance ou de comportement inhabituel constatés chez un animal. Dans le cadre strict d'un protocole expérimental, le technicien animalier ou la technicienne animalière peut administrer des médicaments, ou effectuer des injections, des prélèvements, des soins pré et post-opératoires ou bien des pesées. Son métier l'amène parfois à pratiquer des autopsies sur des animaux, pour examiner leurs tissus et éventuellement détecter des maladies transmissibles à l'homme.

Conditions de travail

En laboratoire

Les emplois se situent principalement dans des laboratoires publics (CNRS, Inserm, Inrae etc.). Une fois le concours de recrutement réussi, les animaliers et animalières de laboratoire bénéficient d'une situation professionnelle stable.

Large amplitude horaire

Pour assurer la réussite des expériences, éviter la propagation des maladies et offrir des conditions de vie décentes aux pensionnaires, les critères d'hygiène sont très rigoureux. Le nettoyage des cages, l'alimentation et la surveillance des animaux s'effectuent avec le plus grand soin et en continu, week-end compris. Les techniciens et techniciennes doivent être disponibles en cas d'urgence. Les horaires peuvent donc être contraignants.

Le cœur bien accroché

Les pensionnaires des laboratoires sont principalement des rats, des souris, des lapins, parfois des insectes, des poissons, des oiseaux. Outre les soins, il faut pratiquer sur eux des analyses, voire des autopsies. Âmes sensibles, s'abstenir.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Fonction publique, Industrie chimique, Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Prendre soin d'un animal
    • Administrer des produits vétérinaires
    • Assurer le maintien de l'environnement naturel des animaux
    • Coordonner les interventions des vétérinaires selon les besoins de soins
    • Organiser la reproduction d'une espèce animale
  • Prodiguer des soins sur les animaux
    • Agir rapidement en cas d'urgence médicale pour les animaux
    • Contrôler la santé des animaux et prévenir les maladies
    • Réaliser les soins d'hygiène et de confort des animaux
  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Analyser des résultats d'expérimentation
    • Comprendre des documents de recherche (croquis, dessin, description...) et des modes opératoires, y compris en anglais
    • Traiter les informations relatives aux études en cours
  • Favoriser une alimentation animale équilibrée
    • Déterminer les rations alimentaires selon les besoins physiques et physiologiques des animaux
    • Préparer et distribuer les rations alimentaires aux animaux
  • Procéder à des examens médicaux sur des animaux
    • Evaluer le comportement et l'état de santé d'un animal
    • Respecter le bien-être animal
  • Transformer des matières premières d'origine animale
    • Fabriquer des produits dérivés de l'élevage
    • Transformer la viande en produits alimentaires prêts à la consommation
  • Entretenir un élevage animal
    • Identifier les besoins en renouvellement ou diversification des espèces d'un élevage
    • Répartir les animaux dans des locaux d'élevage ou en plein air
  • Développer et piloter un réseau d'organisations partenaires
    • Etablir des partenariats avec des distributeurs
    • Savoir travailler en transversalité

Dans le ROME, ce métier compte 2 compétences liées à la transition écologique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de persévérance
  • Faire preuve de réactivité
  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Connaissance des espèces animales

Une formation spécifique du domaine des sciences de la vie est indispensable : l'animalier ou l'animalière de laboratoire doit avoir des connaissances en biologie et en anatomie animales, savoir manipuler des animaux et comprendre leur comportement (éthologie). Des savoirs à affiner en fonction du type d'animal soigné.

Sens de l'observation

Avec méthode et méticulosité, l'animalier ou l'animalière sait aussi faire preuve d'attention et d'observation. Il ou elle adapte ses interventions aux besoins des programmes de recherche, tout en se montrant capable de bricoler et d'inventer des solutions. Calme en toute circonstance, il ou elle sait rendre compte du moindre problème constaté.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 2 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche A1408, A1505.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir animalier de laboratoire ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac ou équivalent. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : BP Educateur canin (niveau bac), BP Technicien animalier en unité d'expérimentation (niveau bac) et Certificat de spécialisation Apiculture (niveau bac).

Combien gagne-t-on comme animalier de laboratoire ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1867 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Eleveurs » gagnent plus de 1 750 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Éleveurs salariés » gagnaient 1 995 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 1 956 €.

Le métier d'animalier de laboratoire recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 7 090 recrutements de « Eleveurs », dont 50 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 45 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME A1408, A1505. Recrutement dans la moyenne pour ce métier (tension 3 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'animalier de laboratoire a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Agriculteurs, éleveurs, sylviculteurs » entre 2019 et 2030 : en baisse (-5 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (40 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'animalier de laboratoire est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains de la même famille n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.