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Santé · Praticiens médico-techniques

Biologiste médical / biologiste médicale

Il ou elle dirige un laboratoire d'analyses médicales et interprète les résultats pour aider les médecins à soigner.

En bref

Niveau d'études
bac + 9 et plus
Salaire du débutant
54 000 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
59 500 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 287 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu analyses du sang et d'autres prélèvements, tu contrôles la qualité des résultats, tu aides les médecins à poser un diagnostic et tu encadres une équipe de techniciens. Tu travailles en laboratoire, dans un hôpital ou en ville. Pour t'y sentir bien, il te faut de l'écoute et de l'empathie, de l'esprit d'équipe et un peu de leadership.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Prélever, analyser, interpréter

Le biologiste médical ou la biologiste médicale a un rôle clé dans la pose du diagnostic (prénatal, génétique…), en complément de l'examen des signes cliniques. Après avoir accueilli les patients ou les patientes, il ou elle vérifie la prescription des examens établie par un ou une médecin, un chirurgien-dentiste ou une chirurgienne-dentiste ou encore un maïeuticien ou une sage-femme, puis la valide. Le prélèvement d’échantillons (sang, urine, cheveux, tissus…) lui permet de réaliser des examens pour contrôler différents taux (sucre, cholestérol, numération globulaire), dépister des virus ou des bactéries. Il ou elle vérifie la cohérence des résultats au regard des éléments cliniques. À la fin de chaque examen, il lui faut rédiger et signer un compte rendu qu’il ou qu'elle transmet aux patients et patientes ainsi qu'aux prescripteurs.

Superviser une équipe

Chef ou cheffe d'équipe et responsable de la validité et de la qualité des résultats des examens de biologie médicale, les biologistes médicaux ou médicales contrôlent le travail des techniciens et des techniciennes de laboratoire et s'assurent que les appareils sont correctement calibrés et utilisés.

Recherche et veille scientifiques

Les biologistes médicaux ou médicales mènent un travail proche de la recherche et du développement en concevant de nouveaux protocoles, susceptibles de répondre à de nouveaux besoins d'examens. Ils et elles apportent aussi de précieux conseils aux personnes atteintes d’affections de longue durée, et contraintes à des examens et des soins fréquents. Pour assurer ces différentes fonctions, les biologistes médicaux et médicales s’informent régulièrement sur les dernières avancées de la science et des technologies, et se forment tout au long de leur carrière.

Une procédure très stricte

Le biologiste médical ou la biologiste médicale suit une procédure très réglementée qui engage sa responsabilité. Il ou elle fait respecter les consignes éthiques et techniques qui garantissent à la fois le confort des patients et des patientes, la non-contamination de l'échantillon et la fiabilité du résultat.

Conditions de travail

Travail réglementé

Les biologistes médicaux ou médicales (médecins ou pharmaciens et pharmaciennes) exercent dans les laboratoires de biologie médicale français au sein des hôpitaux publics ou des laboratoires privés, souvent dans le cadre de la médecine de ville. Dans les deux cas, ils ou elles travaillent toujours dans le respect de règles de sécurité, d'hygiène et de bonnes pratiques. Afin de ne pas altérer les prélèvements qu'ils analysent, ils et elles portent un équipement adapté (gants, blouse, masque) et, en plus de leurs horaires de base, assurent des gardes et des astreintes.

Au sein d'une équipe médicale

Les biologistes médicaux et médicales travaillent en équipe, avec d’autres biologistes médicaux et médicales, des techniciens et techniciennes de laboratoire, des ingénieurs et ingénieures, des infirmiers et infirmières, des secrétaires médicaux et médicales, des cliniciens et cliniciennes. En concertation avec les médecins prescripteurs, ils et elles les conseillent et les aident à confirmer leurs diagnostics et à ajuster les traitements des patients et des patientes.

Statuts
salarié, fonctionnaire
Secteurs
Fonction publique, Santé

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Collecter, tester, analyser des échantillons, des matériaux
    • Analyser des échantillons biologiques
    • Effectuer des analyses biologiques (parasitologie, bactériologie, virologie, etc.)
    • Réaliser des prélèvements bactériologiques
    • Réaliser l'analyse biologique ou contrôler la conformité d'application des procédures de réalisation des analyses par les techniciens
  • Procéder à des examens médicaux
    • Réaliser des prélèvements biologiques (prise de sang, frottis, ...)
    • Vérifier les conditions de faisabilité d'un prélèvement biologique et informer le patient sur son déroulement
  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Concevoir des circuits de vigilance médicale
    • Participer à des projets de recherche clinique
  • Organiser le travail d'une équipe
    • Optimiser les flux de travaux en laboratoire
  • Conseiller une organisation, une structure
    • Apporter un appui technique au personnel
  • Transmettre une technique, un savoir-faire
    • Former le personnel aux nouvelles techniques de laboratoire
  • Prodiguer des soins paramédicaux
    • Réaliser des interventions en pharmacie, biologie médicale
  • Contrôler la conformité des données
    • Assurer la traçabilité des analyses

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de leadership
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Connaissances scientifiques... mais pas seulement

Outre ses connaissances scientifiques (notamment en biologie, chimie, épidémiologie, génétique, physiopathologie) et ses capacités d'analyse et de synthèse, le biologiste médical ou la biologiste médicale doit faire preuve de curiosité médicale, technologique et technique. Sans oublier d’autres compétences à enrichir dans différents domaines : assurance qualité, sciences analytiques, gestion, informatique, vigilance sanitaire.

Gestion technique

Fortement automatisée, la biologie médicale nécessite des matériels correctement paramétrés pour la validation des résultats. Les biologistes médicaux et médicales sont donc également des gestionnaires techniques sans faille, avec une notable rigueur méthodologique. En cas de nouveau besoin, ils et elles établissent un cahier des charges, l'appel d'offres, reçoivent les fournisseurs et pilotent le choix de la solution retenue. Capacité d’adaptation et goût pour l’innovation sont alors nécessaires.

Initiative et dialogue

Esprit d’initiative, goût pour les contacts, sens du dialogue et de la pédagogie… autant de qualités appréciées pour assurer la gestion d'une équipe et communiquer avec les prescripteurs ou les patients et les patientes. La maîtrise de l’anglais est un plus.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 9 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Sciences, Numérique.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche J1201.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir biologiste médical médicale ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 9 et plus. Sur Parcoursup, on y va notamment par : PASS (parcours d'accès spécifique santé). Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Sciences du vivant (bac + 5), Master Approches Interdisciplinaires de la Recherche et de l'Enseignement (AIRE) (bac + 5) et Master Biologie (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme biologiste médical médicale ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 4500 euros brut par mois, pour un praticien hospitalier de la fonction publique hospitalière. La moitié des salariés à temps complet des « Pharmaciens » gagnent plus de 3 500 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Pharmaciens » gagnaient 4 725 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 4 329 €.

Le métier de biologiste médical médicale recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 3 680 recrutements de « Pharmaciens », dont 61 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 57 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME J1201. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de biologiste médical médicale a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Médecins et assimilés » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (29 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de biologiste médical médicale est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 2 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 11 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.