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Construction, Bâtiment et Travaux publics · Second oeuvre

Couvreur / couvreuse

Le couvreur ou la couvreuse pose et répare les toitures des maisons et des bâtiments, avec des tuiles, des ardoises ou d'autres matériaux.

En bref

Niveau d'études
CAP ou équivalent
Salaire du débutant
22 400 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
24 500 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles en hauteur, tu installes la couverture, tu poses les gouttières et tu répares les fuites. Tu es dehors par tous les temps, avec une équipe. La sécurité, avec les harnais et les échafaudages, est essentielle. Il faut de l'équilibre, de la force, de la précision, du sang-froid et de l'esprit d'équipe.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Préparation du chantier

Le couvreur ou la couvreuse met en place les échafaudages et les dispositifs de sécurité. Avant de s'attaquer à la toiture, il ou elle fixe les liteaux (lattes de bois supportant la couverture) sur la charpente. Puis il s'agit de préparer le plâtre, le ciment, le sable et la chaux nécessaires pour les raccords et les scellés.

Pose des matériaux et finitions

Conformément aux indications du plan, cet ouvrier ou cette ouvrière du bâtiment pose les matériaux (ardoises, tuiles, verre, plastique, zinc, tôle, aluminium, cuivre, plomb) auxquels correspondent une technique de pose, un outillage. Pour assurer l'étanchéité du toit, les matériaux doivent être ajustés au millimètre près. Le couvreur ou la couvreuse installe ensuite les accessoires qui permettront d'assurer l'évacuation des eaux de pluie (chéneaux, gouttières), les éléments ornementaux (girouette, coq d'église) ainsi que les lucarnes. Assurer le raccord de base des cheminées et l'isolation thermique fait aussi partie de sa mission.

Réparation et entretien

Il ou elle assure également l'entretien et les réparations. Des tuiles arrachées par la tempête, un chaume qu'il faut remplacer ou bien des infiltrations : c'est ce ou cette spécialiste qu'on appelle à la rescousse dans ces cas-là ! Certaines de ses réparations peuvent relever de la restauration d'art, notamment sur les édifices classés monuments historiques.

Conditions de travail

Comme l'alpiniste

Le plus souvent sur ses genoux, le couvreur ou la couvreuse travaille toujours dehors, par tous les temps, été comme hiver. Avec un harnachement et une corde attachée, tout comme le ferait l'alpiniste pour éviter la chute, cet ouvrière ou cette ouvrière des toits opère à des hauteurs parfois vertigineuses et dans des positions souvent inconfortables. Dans ce métier, le risque d'accident est réel, il lui faut donc impératif de respecter les règles de sécurité obligatoires. Le port d'un équipement de protection est requis (harnais, baudrier, casque, chaussures de sécurité).

D'une région à l'autre

Toit recouvert de lauze (ou lause) en montagne, de tuiles rondes dans le Sud (tuile canal), d'ardoises dans le Nord et l'Ouest, ou encore de zinc à Paris la palette des matériaux et des procédés utilisés, ainsi que des styles représentés, est vaste sur le territoire français. Chaque fois, il s'agit pour le couvreur la couvreuse de faire rimer beauté et étanchéité. Les déplacements sont fréquents en fonction des chantiers.

Approches du métier variées

Avec le statut Salarié, le travail s'effectue en équipe sous l'autorité du chef de chantier. Pour un artisan ou une artisane, plus de polyvalence est attendue, et s'occuper aussi de la plomberie ou du chauffage n'est pas rare. Spécialiste de l'ardoise, il ou elle réalise des créations esthétiques, restaure des bâtiments classés. Avec le zinc pour matériau, il faut assurer l'étanchéité des cheminées et du châssis.

Statuts
salarié, artisan
Secteurs
Bâtiment et travaux publics (BTP)

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Fixer, poser, installer des éléments, des ouvrages
    • Installer des équipements de chauffage, de production d'eau chaude ou d'électricité thermiques, solaires ou photovoltaïques
    • Poser des panneaux solaires
    • Assembler des panneaux d'isolation thermique et phonique
    • Déposer une toiture
  • Réaliser des ouvrages d'isolation
    • Poser les couches d'isolation selon le plan d'exécution
    • Réaliser l'isolation et l'étanchéité de la toiture ou de la terrasse
    • Réaliser la pose d'éléments d'isolation et d'étanchéité sur des ouvrages en bois
    • Réaliser une isolation thermique par l'extérieur par procédé enduit MI
  • Raccorder, gérer un réseau technique
    • Raccorder des éléments basse tension
    • Réaliser un raccordement d'étanchéité
    • Relier des appareils au tableau électrique
  • Entretenir un équipement, une machine, une installation
    • Assurer la maintenance préventive de premier niveau des équipements
    • Nettoyer les outils et le matériel de chantier
    • Remplacer des chevrons
  • Evaluer, prévenir, et gérer les risques et la sécurité
    • Mettre en place les protections afin de sécuriser le chantier
    • Respecter en permanence les règles de sécurité établies
    • Implanter des éléments de sécurité ou de signalisation
  • Equiper techniquement des bâtiments, installations, et véhicules
    • Définir l'orientation et le positionnement des équipements solaires pour optimiser le rendement
    • Installer une Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC)
  • Réaliser un diagnostic technique
    • Diagnostiquer les pannes de systèmes et proposer des solutions
    • Repérer les particularités du montage de la toiture d'origine
  • Gérer les stocks
    • Identifier les besoins en équipements et en matériels
    • Définir des besoins en approvisionnement

Dans le ROME, ce métier compte 9 compétences liées à la transition écologique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve d'autonomie
Ce qu'en dit l'Onisep

La culture du métier

Le couvreur ou la couvreuse connaît tous les matériaux et procédés de couverture, adapte leur utilisation au climat et aux traditions régionales. Ses connaissances en géométrie, en métré et en dessin lui permettent de tracer des plans, de calculer la hauteur de recouvrement des tuiles, de déterminer le nombre de rangées.

Des aptitudes physiques

Le travail en hauteur exige naturellement de l'habileté, de la prudence, de l'endurance et le sens de l'équilibre.

Le sens du relationnel et des responsabilités

La plupart du temps, le travail s'effectue en équipe sur le chantier, où chacun et chacune doit s'assurer que l'espace est bien sécurisé. Aussi, l'esprit d'équipe et le sens des responsabilités sont des qualités très appréciées des employeurs.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 19 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : couvreur / couvreuse.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche F1610, F1619.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir couvreur ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Titre professionnel Couvreur-zingueur (niveau CAP), Certificat de spécialisation Zingueur (niveau CAP) et CAP Couvreur (niveau CAP).

Combien gagne-t-on comme couvreur ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1868 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Couvreurs » gagnent plus de 2 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Ouvriers non qualifiés du gros œuvre du bâtiment », « Ouvriers non qualifiés des travaux publics, du béton et de l'extraction », « Ouvriers qualifiés des travaux publics, du béton et de l'extraction », « Couvreurs ») gagnaient de 2 017 € à 2 421 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 1 993 € à 2 271 €.

Le métier de couvreur recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 9 070 recrutements de « Couvreurs », dont 80 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 2 537 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME F1610, F1619. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de couvreur a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Ouvriers qualifiés du gros œuvre du bâtiment » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+3 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (29 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de couvreur est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 1 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.