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Installation et Maintenance · Encadrement

Ingénieur électronicien des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) / ingénieure électronicienne des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA)

L'ingénieur électronicien des systèmes de la sécurité aérienne gère les équipements qui guident et surveillent les avions, comme les radars et les balises.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Concours possible
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
3 types, 555 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans l'aviation civile, dans un aéroport ou un centre de contrôle. Tu installes, tu règles, tu surveilles et tu fais évoluer les systèmes, tu encadres des techniciens et tu veilles à leur bon fonctionnement. Il faut de la rigueur, de la réactivité, du sang-froid et de l'esprit d'équipe. Tu travailles parfois en horaires décalés. L'accès se fait par concours.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Assurer la sécurité

L'ingénieur électronicien ou l'ingénieure électronicienne des systèmes de la sécurité aérienne (Iessa) gère l'installation, l'entretien et le développement des équipements radioélectriques et électroniques aéroportuaires. De nombreux appareils électroniques et informatiques sont utilisés par les aiguilleurs du ciel, pour guider les avions afin qu'ils puissent décoller, voler et atterrir en sécurité, par tous les temps. Les enjeux sont donc essentiels. À l'Iessa de garantir la bonne marche de toutes ces installations.

Fournir des services

Ces ingénieurs fournissent (au contrôle aérien ou aux usagers de l'espace aérien) des services supports : moyens de communication entre la tour et les avions, aides de navigation, surveillance air et sol, traitement des plans de vol, diffusion d'information générale et aéronautique, enregistrement, aides à la décision... Pour cela, ils assurent l'installation, le paramétrage, l'intégration, la validation, la maintenance et le suivi en temps réel des systèmes techniques afférents (radio, téléphone, radar, moyen de visualisation, plan de vol).

Développer de nouvelles technologies

L'Iessa conçoit aussi du matériel et des composants électroniques innovants, pour améliorer la sécurité de la circulation aérienne. Il ou elle met au point des solutions techniques répondant à un cahier des charges précis, largement dicté et contraint par des standards européens.

Conditions de travail

Au service de l'État

L'ingénieur électronicien ou l'ingénieure électronicienne des systèmes de la sécurité aérienne travaille au sein d'un service d'études (pôle innovation, recherche et développement) de l'aviation civile, dans un "centre en route" de la navigation aérienne, dans un centre de maintenance ou dans un aéroport. Il ou elle est généralement fonctionnaire (catégorie A) dans un organisme public de la navigation aérienne dépendant du ministère chargé des Transports. Travaillant en zone considérée comme sensible, l'administration exige que les Iessa disposent d'un casier judiciaire vierge afin d'obtenir une autorisation spéciale d'accès.

Des horaires contraignants

Sa présence est indispensable pour le bon fonctionnement de l'aéroport. Aussi ses horaires sont-ils atypiques et contraignants. Il ou elle travaille parfois les week-ends et les jours fériés, enchaîne les jours de travail, suivis de jours de récupération, assure des permanences la nuit. Les équipes d'Iessa en maintenance opérationnelle assurent le bon fonctionnement des systèmes 24 h/24 et 7 jours/7.

Au sein d'une équipe

L'Iessa est en contact permanent avec les contrôleurs aériens et les différents services gestionnaires de la plateforme aéroportuaire. Il ou elle travaille en équipe avec des techniciens informatiques, des personnels administratifs et avec le chef ou la cheffe de salle des contrôleurs aériens.

Statuts
fonctionnaire
Secteurs
Fonction publique, Logistique et transport

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Concevoir, améliorer un équipement, une machine, une installation
    • Identifier les solutions techniques d'amélioration des équipements et installations
    • Proposer des améliorations techniques continues
  • Elaborer des processus et des modes opératoires techniques
    • Concevoir des procédures, des protocoles, des modes opératoires
    • Optimiser un processus industriel
  • Animer, coordonner une équipe
    • Coordonner l'intervention d'équipes de spécialistes
  • Faciliter et créer les conditions de la coopération
    • Faciliter la communication entre les membres de l'équipe
  • Encourager la créativité et l'innovation dans son équipe
    • Encourager l'amélioration continue dans les pratiques
  • Optimiser les effectifs, l'adéquation et l'allocation des ressources
    • Allouer et organiser les ressources d'un projet selon les besoins et contraintes
  • Coordonner l'intervention d'équipes pluridisciplinaires
    • Manager les équipes d'intervention et diriger les travaux d'entretien et de dépannage
  • Mettre en œuvre les directives et la politique de l'entreprise
    • Faire appliquer les règles de Qualité, Hygiène, Sécurité, Santé et Environnement (QHSSE)

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique et 2 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Etre force de proposition
  • Faire preuve de sens des responsabilités
  • Faire preuve de leadership
Ce qu'en dit l'Onisep

Des qualités personnelles

L'ingénieur électronicien ou l'ingénieure électronicienne (Iessa) des systèmes de la sécurité aérienne doit avoir une grande capacité de concentration pour assurer la continuité des liaisons électroniques avec les avions, ainsi qu'entre la tour de contrôle et les services techniques. Il ou elle n'a donc pas le droit à l'erreur. Sang-froid, rigueur et sens de l'organisation sont nécessaires pour maîtriser des procédures d'urgence. Par exemple, lorsqu'il y a une panne des systèmes informatiques qui pourrait provoquer un accident aérien.

Des connaissances très techniques

Un bon niveau en ingénierie de maintenance dans l'électronique, l'informatique et les réseaux de communication est requis. S'il conserve des tâches d'électronique sur les missions de radionavigation, le métier a fortement évolué vers l'ingénierie système et informatique. En recherche, l'Iessa peut développer de nouveaux produits. Grâce à la CAO (conception assistée par ordinateur), il ou elle définit, par exemple, des équipements. L'Iessa effectue des simulations destinées à vérifier que toutes les fonctions sont bien remplies, puis il ou elle réalise un prototype qu'il faut tester avant de l'intégrer aux équipements de sécurité.

Anglais obligatoire

L'ingénieur électronicien ou l'ingénieure électronicienne des systèmes de la sécurité aérienne parle obligatoirement l'anglais, langue de travail dans les tours de contrôle.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 11 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Entreprendre.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche I1102.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir ingénieur électronicien des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) électronicienne des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac, BUT Génie industriel et maintenance et BUT Métiers de la Transition et de l'Efficacité Énergétiques. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Licence pro Maintenance des systèmes industriels, de production et d'énergie (bac + 3 ou 4), Ingénieur diplômé de l'école nationale supérieure de techniques avancées Bretagne (bac + 5) et Ingénieur diplômé de l'université de Toulon, spécialité matériaux (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme ingénieur électronicien des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) électronicienne des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : entre 2827 et 2840 euros brut par mois, hors primes. La moitié des salariés à temps complet des « Ingénieurs en maintenance et support technique client » gagnent plus de 3 250 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Cadres techniques de la maintenance et de l'environnement » gagnaient 4 747 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 3 741 €.

Le métier d'ingénieur électronicien des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) électronicienne des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 710 recrutements de « Ingénieurs en maintenance et support technique client », dont 59 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 481 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME I1102. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'ingénieur électronicien des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) électronicienne des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Ingénieurs et cadres techniques de l’industrie » entre 2019 et 2030 : en hausse (+24 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'ingénieur électronicien des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) électronicienne des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 17 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.