Aller au contenu
Pxsis
Rechercher
Mon espace

Industrie · Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels

Ingénieur environnement et risques industriels / ingénieure environnement et risques industriels

L'ingénieur environnement et risques industriels prévient les accidents et les pollutions d'une usine, et veille à ce qu'elle respecte les règles de sécurité et d'environnement.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Dans la moyenne
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
2 types, 763 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans une usine, un bureau d'études ou une administration. Tu analyses les risques, tu prépares des plans d'urgence, tu contrôles les installations, tu formes les équipes et tu échanges avec les autorités. Il faut de la rigueur, du sang-froid, de l'organisation et de l'esprit d'équipe. Tu alternes le bureau et les visites de sites.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Respecter des normes

Émission de fumées toxiques, rejet de métaux dans l'eau, production de déchets... l'industrie peut présenter des risques pour l'environnement. C'est pourquoi elle est réglementée par des normes toujours plus strictes sur la lutte contre la pollution. L'ingénieur ou l'ingénieure environnement et risques industriels travaille à la mise en œuvre de ces réglementations et à leur respect par le personnel des entreprises.

Prévenir les risques

Au sein des entreprises, notamment celles dites ICPE (installations classées pour la protection de l'environnement), il ou elle mesure l'impact de l'activité humaine sur l'environnement, y compris les nuisances sonores et les risques liés aux installations ou aux procédés de fabrication. Dans les entreprises chimiques classées à risques (type Seveso), la personne spécialisée environnement et risques industriels est aussi responsable du PPRT (plan de prévention des risques technologiques).

Simuler pour mesurer

Les ingénieurs environnement et risques industriels fixent ensuite un plan d'action, pouvant se chiffrer à plusieurs millions d'euros ! Leur avis est parfois sollicité en amont, pour des agrandissements d'usines. En bureau d'études, des modélisations d'accidents sont utilisées pour évaluer les dangers. Il s'agit, par exemple, de simuler l'incendie d'un stock de matériaux pour mesurer l'impact des émissions de fumée.

Conditions de travail

Dans l'industrie ou en cabinet-conseil

L'ingénieur ou l'ingénieure environnement et risques industriels travaille dans un bureau, au sein d'entreprises chimiques, pétrolières ou agroalimentaire qui, pour répondre à des réglementations strictes, ont développé leur département environnement. Dans une petite entreprise, l'ingénierie peut être rattachée à la direction de l'usine ou à la direction technique. Dans une grande entreprise, le ou la spécialiste des risques travaille sous l'autorité d'un directeur ou d'une directrice qui conçoit et gère la politique environnementale de la société. Il est aussi possible de travailler au sein de bureaux d'études, de conseil et d'ingénierie.

Travail d'équipe

L'ingénieur ou l'ingénieure environnement et risques industriels est généralement assisté/e par des techniciens, qu'il ou elle encadre. Sa fonction transversale l'amène aussi à travailler avec les autres ingénieurs de l'entreprise, notamment ceux attachés à la production, lorsqu'il faut notamment discuter de l'amélioration des processus de fabrication ou de fonctionnement, pour une meilleure politique environnementale.

Sur le terrain

Des déplacements sur le terrain sont parfois à son agenda, pour surveiller les équipements d'épuration ou de traitement de l'eau, ou encore pour contrôler et analyser les rejets issus de la production.

Statuts
salarié
Secteurs
Énergie, Industrie alimentaire, Industrie chimique

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Evaluer, prévenir, et gérer les risques et la sécurité
    • Concevoir des scénarios d'accident
    • Former et informer les salariés pour les sensibiliser à la prévention des risques
    • Préconiser des méthodes et outils de gestion des risques
  • Elaborer des règles et procédures de Qualité, Hygiène, Sécurité, Santé et Environnement (QHSSE)
    • Concevoir un système de management Qualité Sécurité Environnement (QSE)
    • Construire un plan d'action QSE
  • Réaliser un diagnostic environnemental
    • Communiquer un diagnostic sur des risques environnementaux ou sanitaires
    • Réaliser une étude d'impact environnemental
  • Définir et déployer une politique de développement durable
    • Concevoir et déployer la déconstruction, la dépollution ou le recyclage d'une installation
    • Préconiser des mesures environnementales
  • Encourager la créativité et l'innovation dans son équipe
    • Encourager l'amélioration continue dans les pratiques
  • Conseiller, accompagner une personne
    • Apporter un appui technique aux services qualité, maintenance, méthodes, recherche et développement
  • Enseigner, développer des compétences
    • Former aux évolutions techniques et règlementaires
  • Elaborer des processus et des modes opératoires techniques
    • Délivrer des autorisations d'activités et déterminer leurs modalités d'exécution (port d'équipement spécial, habilitation, permis feu, ...)

Dans le ROME, ce métier compte 9 compétences liées à la transition écologique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Etre force de proposition
  • Faire preuve de sens des responsabilités
Ce qu'en dit l'Onisep

Maîtriser les bases juridiques et techniques

Toute entreprise adopte des systèmes de normalisation. Par exemple, la norme ISO 14001, relative au management environnemental, offre une véritable garantie qualité aux clients. Dans ce cadre, l'ingénieur ou l'ingénieure environnement et risques industriels doit maîtriser les notions juridiques propres à son activité tout en réalisant une veille réglementaire. Il ou elle doit connaître les normes en vigueur et savoir utiliser des techniques d'analyse de risque comme les outils méthodologiques Amdec (analyse des modes de défaillance, de leurs effets et de leur criticité) et Hazop (Hazards & operability ou analyse des risques et de l'exploitabilité, en français).

Savoir gérer la production

Faire respecter la réglementation en vigueur et éviter les catastrophes écologiques ne veut pas dire entraver la production. L'ingénieur ou l'ingénieure a des connaissances scientifiques (chimie, biologie, microbiologie...) qui lui permettent de comprendre les impératifs des équipes opérationnelles. Il ou elle doit également savoir travailler en équipe, faire preuve de réactivité et savoir prendre des décisions en cas d'imprévu.

Savoir réduire les coûts

Par ailleurs, il faut savoir gérer les budgets : la réduction de la pollution a un coût ! Des connaissances en gestion et planification de projet sont impératives... de même que la maîtrise de l'anglais.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 15 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Technique et manuel, Numérique.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche H1302.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir ingénieur environnement et risques industriels ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac et Écoles de commerce après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ingénieur diplômé du Conservatoire national des arts et métiers, spécialité Gestion des risques (bac + 5), Ingénieur spécialisé en génie atomique, diplômé de l'Institut national des sciences et techniques nucléaires (bac + 5) et Ingénieur diplômé de l'École supérieure angevine d'informatique et de productique, spécialité gestion des risques et environnement (bac + 5). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme ingénieur environnement et risques industriels ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : entre 2500 et 3000 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Ingénieurs et cadres techniques en Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels et exploitation éco-industriel » gagnent plus de 3 060 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Cadres techniques de la maintenance et de l'environnement » gagnaient 4 747 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 3 741 €.

Le métier d'ingénieur environnement et risques industriels recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 040 recrutements de « Ingénieurs et cadres techniques en Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels et exploitation éco-industriel », dont 34 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 93 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME H1302. Recrutement dans la moyenne pour ce métier (tension 3 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'ingénieur environnement et risques industriels a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Ingénieurs et cadres techniques de l’industrie » entre 2019 et 2030 : en hausse (+24 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'ingénieur environnement et risques industriels est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 1 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.