Aller au contenu
Pxsis
Rechercher
Mon espace

Transport et Logistique · Personnel navigant du transport aérien

Pilote d'hélicoptère

Le ou la pilote d'hélicoptère transporte des passagers, du matériel ou des secours dans des lieux difficiles d'accès.

En bref

Niveau d'études
bac + 2
Accès
Concours possible
Salaire du débutant
34 800 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
129 900 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu pilotes un hélicoptère pour transporter des personnes, du matériel, des secours ou des caméras dans des zones difficiles d'accès : montagne, mer, chantier. Tu prépares le vol, tu vérifies l'appareil, tu analyses la météo et tu travailles avec l'équipage. Il faut du sens des responsabilités, du leadership et un grand sang-froid.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Préparer son plan de vol

Le ou la pilote d'hélicoptère transporte des passagers et des passagères en garantissant leur sécurité. Il ou elle est également en charge des liaisons radio et reste à l'affût de la moindre anomalie ou panne d'appareil. Avant tout départ, il ou elle prépare son plan de vol : traçage, vérification du carburant, contrôle de la météo. Il lui faut également être capable de poser son appareil n'importe où, de voler à basse altitude, ou en milieu montagneux ou maritime.

Pilote dans l'armée

Le ou la pilote d'hélicoptère peut évoluer au sein de l'armée (de Terre, de l'Air et de l'espace, la Gendarmerie ou dans la Marine nationale). Il ou elle peut alors venir en appui feu pour tirer sur un adversaire ennemi et délivrer des soldats amis bloqués au sol, par exemple. Ou participer également à du soutien médical, à un transfert de personnalités (président ou présidente de la République, ministres, généraux ou générales…). Ou encore assurer une mission de transport de commando à l'étranger, voire récupérer des soldats en zones hostiles ou ennemies.

Pilote dans la Gendarmerie

Au sein de la Gendarmerie nationale, le ou la pilote participe à des missions de sauvetage, peut intervenir pour transporter des membres du GIGN ou assurer des missions de prévention, surveillance de la route, etc.

Pilote dans la Sécurité civile

Au sein de la Sécurité civile, le ou la pilote d'hélicoptère joue un rôle central dans les missions de service public, comme les sauvetages en montagne et en mer (de jour comme de nuit), les évacuations sanitaires d'urgence, la lutte contre les incendies de forêt lorsqu'il ou elle pilote un HBE (hélicoptère bombardier d'eau), ou encore l'intervention lors de catastrophes naturelles.

Pilote dans le civil

Divers secteurs dans le civil emploient des pilotes d’hélicoptères. On pense naturellement au secteur touristique pour transporter des passagers. Mais il est également possible de travailler pour le Samu, pour des compagnies aériennes afin de réaliser des films de cinéma ou des prises de vues aériennes, de participer à des activités de levage pour le transport du gros matériel de travaux ou de prendre part à des missions offshore (au large) afin d'amener des personnes ou du matériel sur des plateformes pétrolières ou gazières en mer.

Conditions de travail

Dépendant de la météo

Le pilotage dépend des contraintes météorologiques (grand vent, pluie, températures basses, visibilité réduite...) qui obligent parfois le ou la pilote d'hélicoptère à travailler durant des plages horaires assez larges et avec des horaires d'astreinte.

Les risques du métier

Les pilotes doivent souvent manœuvrer dans des endroits à risques, notamment lorsqu'ils ou elles réalisent des missions de sauvetage. Ils ou elles peuvent voler en milieu montagneux, maritime ou forestier, de jour comme de nuit.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Défense, Fonction publique

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Piloter un aéronef
    • Piloter un avion nécessitant une qualification homologuée Flight Crew Licencing (FCL)
    • Piloter un hélicoptère nécessitant une qualification homologuée Flight Crew Licencing (FCL)
    • Réaliser des opérations d'évacuation sanitaire par transport aérien
    • Réaliser des opérations de « Travail Aérien »
  • Travailler en groupe, en réseau
    • Se coordonner avec l'équipe au sol pour les opérations de décollage et d'atterrissage
    • Transmettre et échanger les informations de vol avec le personnel de bord et le personnel technique au sol
  • Contrôler la conformité d'un équipement, d'une machine, d'une installation
    • Effectuer les vérifications de l'appareil avant décollage
  • Réaliser un diagnostic technique
    • Surveiller l'état technique de l'avion
  • Evaluer, prévenir, et gérer les risques et la sécurité
    • Développer des stratégies pour des vols économiques et sécurisés
  • Gérer une situation de crise
    • Gérer les situations de stress en cabine
  • Effectuer une livraison
    • Réaliser des opérations de fret par transport aérien
  • Transporter des passagers
    • Organiser ou superviser les opérations à bord (chargement, accueil passagers, ...) et mettre en place des mesures d'urgence en cas d'aléas

Dans le ROME, ce métier compte 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Faire preuve de sens des responsabilités
  • Faire preuve de leadership
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de contrôle de soi
Ce qu'en dit l'Onisep

Des compétences physiques

Ce métier demande de réelles compétences physiques. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle un test d'aptitude physique est obligatoire. En effet, les conditions de travail du ou de la pilote sont parfois stressantes du fait des horaires et des lieux de vol. Il ou elle doit faire preuve d'endurance pour rester assis ou assise durant de longues périodes. Pour prévenir les risques, des visites médicales régulières sont organisées avec un bilan complet tous les 2 ans pour les gendarmes pilotes, tous les ans dans le civil.

Un bon mental

Lorsqu'on tient entre ses mains la vie des personnes que l'on transporte, il faut faire preuve de prudence, de vigilance et de sang-froid pour gérer les imprévus.

Une véritable organisation en amont

Avant même de décoller, le ou la pilote d'hélicoptère est déjà dans son vol. Il ou elle prépare son trajet grâce aux cartes aéronautiques et n'oublie jamais de consulter les bulletins météo.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences de ce métier n'est classée comme liée à la transition écologique.

Métier européen correspondant : pilote d’hélicoptère.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Entreprendre, Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche N2102.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir pilote d'hélicoptère ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 2. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Titre professionnel Pilote commercial (Commercial pilot licence - CPL - avion et hélicoptère) (niveau bac), Titre professionnel Pilote en équipage multiple (Multi-crew pilot licence - MPL) (bac + 2) et Titre professionnel Pilote commercial avec qualification de vol aux instruments (Commercial pilot licence/Instrument rating - CPL/IR - avion et hélicoptère) (bac + 2).

Combien gagne-t-on comme pilote d'hélicoptère ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2900 euros brut par mois, dans la gendarmerie, sans les primes. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Personnels techniques navigants de l’aviation » gagnent plus de 3 300 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Personnels navigants de l'aviation » gagnaient 8 795 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 4 558 €.

Le métier de pilote d'hélicoptère recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 220 recrutements de « Personnels techniques navigants de l’aviation », dont 46 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). La plupart sont des emplois saisonniers. Le 2 octobre 2026, 742 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME N2102. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de pilote d'hélicoptère a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Cadres des transports, de la logistique et navigants de l’aviation » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+6 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (26 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de pilote d'hélicoptère est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains équivalents n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.