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Transport et Logistique · Personnel navigant du transport aérien

Pilote de ligne

Le ou la pilote de ligne conduit un avion de transport de passagers ou de marchandises et assure la sécurité du vol avec son équipage.

En bref

Niveau d'études
bac + 3
Accès
Concours possible
Salaire du débutant
25 200 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
129 900 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu pilotes un avion de ligne avec un copilote : tu prépares le vol, tu analyses la météo, tu communiques avec les contrôleurs aériens, puis tu décolles et tu atterris. Tu diriges l'équipage et tu es responsable de la sécurité de tous. Tu voyages dans le monde entier, avec des horaires variables. Il faut du sens des responsabilités, du leadership et du sang-froid.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Préparer le plan de vol

Avant le départ, le la pilote établit minutieusement le plan de vol en tenant compte de la météorologie, du trajet et de ses particularités ou difficultés. En fonction du poids de l'avion et de la destination, il ou elle calcule la quantité de carburant minimum à emporter. Avec l'aide du ou de la copilote, il lui faut prépare les instruments de navigation et entrer les données dans l'ordinateur de vol. Lorsque tout est prêt, place à l'ultime récapitulation, à voix haute, des consignes de sécurité. Le commandant ou la commandante de bord demande alors l'autorisation de décoller à la tour de contrôle.

Piloter et garder le contact

Tout au long du vol, dans le cockpit (poste de pilotage), le ou la pilote surveille l'ensemble des paramètres sur le tableau de bord (direction, altitude, météo, consommation de carburant) et se maintient en liaison permanente avec la tour de contrôle pour pouvoir réagir immédiatement en cas de problème.

Assurer la sécurité à bord

Tous les vols commerciaux sont sous la responsabilité d'un équipage technique (crew) comprenant les pilotes (personnel navigant technique — PNT) et les navigants commerciaux ou navigantes commerciales (hôtesses et stewards — PNC). Le ou la pilote de ligne doit avant tout assurer la sécurité des personnes à bord de l'avion.

Conditions de travail

Un métier exigeant

L'exercice du métier varie selon l'importance de la compagnie (nationale, régionale...), le type de vol (régulier, charter...) et l'appareil (moyen-courrier, long-courrier). L'environnement de travail d'un ou d'une pilote est le cockpit et les plates-formes aéroportuaires. Des temps de travail importants et sans coupure, associés à des vols de nuit, sans oublier les décalages horaires justifient une condition physique et mentale sans faille.

Sous surveillance médicale

Pour vérifier qu'il ou elle est apte à faire face à ses responsabilités et aux contraintes liées à son métier, le ou la pilote doit passer des visites médicales régulières pendant toute sa carrière. On contrôle aussi sa capacité à piloter, sa maîtrise des manœuvres d'urgence et de secours, sa réactivité. À la moindre défaillance physique, la licence de vol peut lui être retirée.

Lourdes responsabilités

En vol, le commandant ou la commandante de bord est la personne la plus importante pour les personnes qui voyagent et l'équipage. La gestion commerciale et technique du vol est sous son autorité. Il ou elle est responsable envers la compagnie aérienne qui l'emploie et l'administration (responsabilité pénale en cas d'accident ou d'incident). Il ou elle représente l'autorité civile et administrative pour tous les évènements à bord.

Statuts
salarié
Secteurs
Logistique et transport

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Piloter un aéronef
    • Piloter un avion nécessitant une qualification homologuée Flight Crew Licencing (FCL)
    • Piloter un hélicoptère nécessitant une qualification homologuée Flight Crew Licencing (FCL)
    • Réaliser des opérations d'évacuation sanitaire par transport aérien
    • Réaliser des opérations de « Travail Aérien »
  • Travailler en groupe, en réseau
    • Se coordonner avec l'équipe au sol pour les opérations de décollage et d'atterrissage
    • Transmettre et échanger les informations de vol avec le personnel de bord et le personnel technique au sol
  • Contrôler la conformité d'un équipement, d'une machine, d'une installation
    • Effectuer les vérifications de l'appareil avant décollage
  • Réaliser un diagnostic technique
    • Surveiller l'état technique de l'avion
  • Evaluer, prévenir, et gérer les risques et la sécurité
    • Développer des stratégies pour des vols économiques et sécurisés
  • Gérer une situation de crise
    • Gérer les situations de stress en cabine
  • Effectuer une livraison
    • Réaliser des opérations de fret par transport aérien
  • Transporter des passagers
    • Organiser ou superviser les opérations à bord (chargement, accueil passagers, ...) et mettre en place des mesures d'urgence en cas d'aléas

Dans le ROME, ce métier compte 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Faire preuve de sens des responsabilités
  • Faire preuve de leadership
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de contrôle de soi
Ce qu'en dit l'Onisep

Formation tout au long de la vie

La communication se faisant en langue anglaise, le ou la pilote la maîtrise parfaitement. L'admission en formation (Enac,...) comporte un test de niveau. Une mise à jour permanente des compétences techniques de pilotage est nécessaire, car les appareils sont de plus en plus sophistiqués. Des notions de secourisme sont indispensables pour intervenir en cas de problème à bord.

Réactivité et résistance

Le ou la pilote doit savoir réagir avec sang-froid et rapidité à tout moment : décollage, vol, atterrissage. Mais aussi en cas d'imprévus : brouillard, orages, turbulences... Il ou elle fait preuve d'une exigence extrême envers lui-même ou elle-même et vis-à-vis des membres de l'équipage. Enfin, une condition physique à toute épreuve et un bon équilibre nerveux sont indispensables.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 1 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Entreprendre, Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche N2102.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir pilote de ligne ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 3. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Titre professionnel Pilote commercial (Commercial pilot licence - CPL - avion et hélicoptère) (niveau bac), Titre professionnel Pilote en équipage multiple (Multi-crew pilot licence - MPL) (bac + 2) et Titre professionnel Pilote commercial avec qualification de vol aux instruments (Commercial pilot licence/Instrument rating - CPL/IR - avion et hélicoptère) (bac + 2).

Combien gagne-t-on comme pilote de ligne ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2100 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Personnels techniques navigants de l’aviation » gagnent plus de 3 300 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Personnels navigants de l'aviation » gagnaient 8 795 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 4 558 €.

Le métier de pilote de ligne recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 220 recrutements de « Personnels techniques navigants de l’aviation », dont 46 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). La plupart sont des emplois saisonniers. Le 2 octobre 2026, 742 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME N2102. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de pilote de ligne a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Cadres des transports, de la logistique et navigants de l’aviation » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+6 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (26 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de pilote de ligne est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 2 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.