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Agriculture et Pêche, Espaces naturels et Espaces verts, Soins aux animaux · Etudes et assistance technique

Technicien forestier / technicienne forestière

Le technicien forestier ou la technicienne forestière gère et surveille une forêt : il ou elle organise la coupe, la plantation, l'entretien des parcelles et la protection des arbres.

En bref

Niveau d'études
bac ou équivalent
Accès
Sélectif, concours possible
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 20 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu parcours les forêts, tu marques les arbres à couper, tu organises les chantiers, tu encadres les bûcherons et tu suis la santé des peuplements. Tu travailles dehors, par tous les temps, avec des propriétaires et des entreprises. Pour t'y sentir bien, il te faut l'esprit d'équipe, le sens de l'organisation et de la rigueur.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Surveiller et gérer la forêt

Le technicien forestier ou la technicienne forestière surveille et gère la forêt, en accord avec les ingénieurs forestiers. Il ou elle décide quels arbres doivent être abattus, quelles parcelles sont à replanter, avec quelles essences, quand et comment défricher les sous-bois etc. Il lui revient d'encadrer sur le terrain une petite équipe lors des opérations d'élagage, d'abattage ou de reboisement. À l'ONF (Office national des forêts), son activité consiste à gérer la forêt publique, dresser des bilans, réaliser des enquêtes et des études, effectuer un contrôle économique et technique et proposer des solutions. Par exemple, pour aménager des sentiers dans des sites détériorés, effectuer des choix sylvicoles. Au sein du ministère de l'Agriculture, il ou elle met en place la politique forestière (protection des forêts, reboisement, amélioration des essences etc.).

Exploiter la forêt

En domaine privé, il ou elle a pour mission de développer et d'exploiter la forêt dans un but de rentabilité : coupes de bois et vente à des scieries, plantation ou encore surveillance de la pousse. le technicien ou la technicienne conseille aussi les propriétaires pour les aider à mettre leur domaine en valeur tout en respectant la biodiversité.

Accueillir et sensibiliser les publics

Dans le secteur public, le technicien forestier ou la technicienne forestière accueille différents publics, en particulier les enfants. Il ou elle les sensibilise à la protection de la nature, grâce à la création de sentiers de découverte ou de parcours santé, par exemple. Portant uniforme et arme, le technicien forestier ou la technicienne forestière peut verbaliser les contrevenants au Code forestier.

Conditions de travail

Polyvalence et autonomie

À l'ONF (Office national des forêts), le technicien forestier ou la technicienne forestière a des responsabilités polyvalentes, techniques et administratives, qui sont exercées de façon autonome, sous la direction d'un responsable d'unité territoriale. Le métier comporte également un aspect relationnel : au quotidien, ce ou cette spécialiste gère les relations avec les équipes travaux, les équipes chargées des plantations, mais aussi avec les élus locaux ou bien les entreprises sous-traitantes.

Dans le public ou le privé

Le technicien forestier et la technicienne forestière peuvent être fonctionnaires mais aussi salariés de différents organismes privés et d'entreprises régionales : CRPF (centres régionaux de la propriété forestière), chambres d'agriculture, coopératives, groupements de producteurs, entreprises de gestion et d'exploitation forestière, et de l'ONF (Office national des forêts).

Au cœur de la forêt

Ce ou cette spécialiste des arbres peut exercer son activité dans un bureau, mais celle-ci se déroule le plus souvent au cœur même de la forêt. À l'ONF par exemple, 70 % du temps de travail s'effectue sur le terrain. Le technicien ou la technicienne de l'ONF peut d'ailleurs bénéficier d'un logement de fonction à proximité de la forêt.

Statuts
salarié, fonctionnaire
Secteurs
Agriculture, Fonction publique

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conseiller une organisation, une structure
    • Collaborer à la construction du projet stratégique de l'exploitation
    • Conseiller une structure dans la gestion de son activité
    • Favoriser la mise en œuvre de pratiques durables et d'innovations sur les exploitations agricoles
  • Elaborer et planifier un programme de production, d'exploitation
    • Planifier des rotations de cultures pour maintenir la fertilité du sol
    • Planifier une opération de semis, de traitement ou de récolte sur un site d'exploitation
  • Cultiver et récolter des végétaux/minéraux
    • Préparer les sols, les plantations (épandage, semis, etc.)
    • Superviser la plantation et la récolte des cultures
  • Valoriser et partager les bonnes pratiques
    • Conseiller sur les meilleures pratiques de culture
  • Coordonner l'intervention d'équipes pluridisciplinaires
    • Coordonner les opérations de réaménagement et de réhabilitation d'un site
  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Analyser des résultats d'expérimentation
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Mettre en place des systèmes de traçabilité des produits agricoles
  • Mettre en oeuvre les processus et les modes opératoires techniques
    • Utiliser des systèmes d'arrosage économes en eau

Dans le ROME, ce métier compte 10 compétences liées à la transition écologique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Aux aguets avec organisation

Le métier exige de la résistance physique. Ces techniciens et techniciennes travaillent souvent dehors, par tous les temps. Avec le sens de l'observation, il leur est possible de repérer les dégâts dans une forêt. Pour superviser le déroulement des chantiers, organisation et rigueur sont de mise. Posséder des bases en gestion est utile, notamment pour prendre en compte les critères de rentabilité, lorsque des travaux d'exploitation sont menés.

Des techniques maîtrisées

Des compétences techniques sont nécessaires dans différents domaines : filière bois, appui technico-économique, enquêtes statistiques, gestion du contentieux. Il faut savoir réaliser une analyse globale en prenant en compte des données pour proposer différents scenarii d'aménagement des forêts.

Un goût pour le contact

Une aisance relationnelle s'impose pour commander des travaux, conseiller, accompagner, collaborer ou encore négocier avec des collectivités, des organismes publics et privés. Savoir prendre des décisions et avoir une excellente connaissance du milieu forestier et des techniques sylvicoles sont des atouts. La sensibilité aux questions environnementales est également indispensable. Pour finir, le sens de la pédagogie est un avantage lorsqu'il s'agit de dialoguer avec différents publics.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 26 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : technicien forestier / technicienne forestière.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Concret, Analyser, Aider.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche A1301.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir technicien forestier forestière ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac ou équivalent. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Gestion forestière. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Certificat de spécialisation Commercialisation du bétail : acheteur-estimateur (niveau bac), Certificat de spécialisation Hydraulique agricole (bac + 2) et Certificat de spécialisation Technicien conseil en comptabilité et gestion agricoles (bac + 2). Accès sélectif : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (BTS Gestion forestière) a un taux d'accès médian de 68 %.

Combien gagne-t-on comme technicien forestier forestière ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2000 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Techniciens et agents d'encadrement d'exploitations agricoles » gagnent plus de 2 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens et agents d'encadrement d'exploitations agricoles », « Ingénieurs, cadres techniques de l'agriculture ») gagnaient de 2 994 € à 3 918 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 586 € à 3 164 €.

Le métier de technicien forestier forestière recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 4 170 recrutements de « Techniciens et agents d'encadrement d'exploitations agricoles », dont 48 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 312 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME A1301. Les employeurs ont du mal à recruter pour ce métier (tension 4 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de technicien forestier forestière a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Techniciens et cadres de l’agriculture » entre 2019 et 2030 : en hausse (+11 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de technicien forestier forestière est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 1 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Le métier de technicien forestier forestière est-il un métier de la transition écologique ?

Dans la classification européenne ESCO, 26 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.