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Transport et Logistique · Personnel navigant du transport maritime et fluvial

Batelier / batelière

Il ou elle conduit un bateau sur les fleuves, rivières et canaux pour transporter des marchandises ou des passagers.

En bref

Niveau d'études
CAP ou équivalent
Salaire du débutant
de 22 400 à 24 000 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
38 800 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Moins que la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu manœuvres, tu passes les écluses, tu charges et décharges, tu entretiens le bateau et tu tiens les documents à jour. Tu travailles sur l'eau, souvent en famille ou en petit équipage, avec des horaires qui suivent la navigation. Pour t'y sentir bien, il te faut de l'écoute et de l'empathie, de l'esprit d'équipe et du sens des responsabilités.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Transport par voie d'eau

Le batelier ou la batelière transporte des personnes et des marchandises en connaissant parfaitement les fleuves et les canaux. Il ou elle accomplit sa mission en parcourant chaque jour les voies d'eau, à bord d'une péniche ou d'un navire industriel.

Diversifier son activité

Unique responsable à bord, le batelier ou la batelière choisit son voyage, sa marchandise et surveille le chargement. Quand il ou elle se spécialise dans le tourisme fluvial, il ou elle propose différents services (restauration, commentaires, voire hébergement) aux passagers et aux passagères.

Artisanat familial...

On ne devient pas batelier ou batelière par hasard. Le métier se transmet souvent de parent à enfant. Le batelier artisan ou la batelière artisane conduit une petite péniche familiale, exécute les manœuvres nécessaires et s'occupe de l'entretien. Il ou elle travaille généralement en binôme, parfois avec un matelot ou une matelote.

... ou flotte industrielle

Le batelier ou la batelière peut aussi travailler dans la navigation industrielle, constituée par les entreprises de flottes de péniches et de barges. Capables de transporter des milliers de tonnes de marchandises, elles ont besoin d'un équipage complet : bateliers ou batelières, mais aussi capitaines, mécaniciens ou mécaniciennes, matelots ou matelotes... À la barre, le ou la capitaine dirige ses collègues, organise les quarts et la vie sur le navire.

Conditions de travail

S'adapter au mode de travail

L'artisan batelier ou l'artisane batelière doit être très polyvalent ou polyvalente pour assurer les tâches administratives, mécaniques, etc. Il ou elle peut aussi travailler pour le compte d'une grande entreprise et se voir alors confier au contraire des tâches bien définies dans un domaine précis ; l'activité est très différente selon les fonctions et les statuts. Le contact humain s'avère essentiel dans le transport de touristes. La gestion administrative prime quand on achemine des marchandises.

Sous statut indépendant ou salarié

Le statut d'artisan permet au batelier ou à la batelière d'être propriétaire de son bateau. Sous statut indépendant, ses conditions de vie sont proches de celles des personnes itinérantes. Ses revenus sont aléatoires, compensés par une grande liberté d'action.

En revanche, le batelier ou la batelière sous statut salarié d'une flotte industrielle travaille sous les ordres d'un patron ou d'une patronne. Le travail se fait alors par roulement d'équipes, selon un rythme dépendant du type de bateau (tous les 7 jours en moyenne).

Statuts
salarié, artisan
Secteurs
Logistique et transport

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Entretenir un équipement, une machine, une installation
    • Assurer la maintenance de premier niveau des équipements
    • Entretenir l'équipement nautique
    • Entretenir un bateau
  • Organiser une opération logistique de transport
    • Organiser des opérations d'avitaillement de navires (carburant, vivres, matériel, etc.)
    • Préparer, arrimer et assurer la surveillance de la cargaison pendant les opérations de chargement et de déchargement
  • Conduire, convoyer un véhicule marin ou fluvial
    • Assurer la conduite d'un bâtiment sur tous les types de voies d'eau intérieures
    • Réaliser les manœuvres d'un bâtiment sur les voies d'eau intérieures sur tous les types de voies d'eau et dans tous les types de ports
  • Accueillir, orienter, renseigner un public
    • Accueillir, informer et orienter les clients
    • Apporter une assistance directe aux personnes handicapées et aux personnes à mobilité réduite
  • Communiquer à l'oral en milieu professionnel
    • Communiquer avec les écluses et autres bateaux via radio
    • Communiquer efficacement avec les passagers et/ou leur accompagnateur
  • Gérer une situation d'urgence
    • Agir rapidement en cas d'accident ou d'imprévu
    • Respecter les procédures de sécurité et participer aux exercices d'urgence
  • Entretenir, nettoyer un produit ou du matériel
    • Assurer le nettoyage et l'entretien courant du bateau
  • Effectuer les opérations de réparation
    • Effectuer des réparations mineures en cas de besoin

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de sens des responsabilités
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
Ce qu'en dit l'Onisep

Garder ses sens en éveil

Manœuvrer pendant des heures, nettoyer un pont, commander un équipage... mieux vaut être en bonne condition physique pour exercer ce métier. Il faut aussi être capable d'une attention soutenue, car les périodes de conduite sont longues. Seuls des réflexes précis et rapides permettent d'effectuer les manoeuvres délicates. Une vue et une ouïe excellentes sont recommandées.

Savoir se débrouiller

À bord des petites péniches, il n'y a pas de mécanicien ou de mécanicienne. C'est au patron ou à la patronne d'assurer les petites réparations sur le moteur, l'installation électrique, la robinetterie, les niveaux d'huile, etc.

Avoir le sens du contact

L'activité touristique fait appel au sens des rapports humains. Le batelier ou la batelière doit accueillir les touristes et veiller à leur confort. Il ou elle propose parfois des explications historiques sur certains sites. La maîtrise d'une ou de plusieurs langues étrangères est donc un plus.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 3 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Concret, Entreprendre.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche N3103.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir batelier ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : CAP transport fluvial (niveau CAP), Bac pro Transport fluvial (niveau bac) et Certificat de qualification de conducteur (Domaine Fluvial) (bac + 2).

Combien gagne-t-on comme batelier ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : entre 1867 et 2000 euros brut par mois. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Marins salariés » gagnaient 2 982 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 615 €.

Le métier de batelier recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 450 recrutements de « Marins », dont 27 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). La plupart sont des emplois saisonniers. Le 2 octobre 2026, 17 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME N3103. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de batelier a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Marins, pêcheurs, aquaculteurs » entre 2019 et 2030 : en baisse (-5 % selon la projection). D'ici 2030, moins de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (23 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de batelier est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains de la même famille n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.