Aller au contenu
Pxsis
Rechercher
Mon espace

Transport et Logistique · Personnel navigant du transport maritime et fluvial

Skipper

Le ou la skipper dirige un voilier en mer : il ou elle choisit la route, règle les voiles et veille à la sécurité de l'équipage ou des passagers.

En bref

Niveau d'études
bac ou équivalent
Salaire médian après 35 ans
38 800 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Moins que la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu prépares le bateau, tu suis la météo, tu décides de la navigation et tu diriges l'équipage, en mer de jour comme de nuit. Tu entretiens le voilier et tu sais réagir calmement en cas de souci. Tu y seras à l'aise si tu as l'esprit d'équipe, le sens des responsabilités et de la réactivité.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Croisière de plaisance

Le ou la skipper (chef ou cheffe de bord) a pour mission première d'emmener des touristes en mer, sur un voilier. Selon la taille du bateau, il ou elle peut également avoir la responsabilité d'une équipe qui peut comporter d'autres marins mais aussi un cuisinier ou une cuisinière, un hôte ou une hôtesse d'accueil, du personnel de ménage, etc. Le ou la skipper étudie le trajet et l'ajuste parfois avec le client ou la cliente et surveille surtout la météo de près. Il ou elle veille aux approvisionnements et décide des étapes.

À la barre, mais pas seulement

Responsable à bord, il ou elle se charge des manœuvres, en particulier des entrées et sorties de ports, des mouillages, des changements de voiles, etc. Il ou elle peut également aider un ou une propriétaire à prendre en mains son bateau, en lui apprenant les gestes techniques, par exemple. Dans tous les cas, il ou elle suit le trajet du bateau sur les cartes marines et veille à la sécurité de tous et de toutes.

Convoyage ou régate

En basse saison, le ou la skipper peut faire du convoyage de bateau vide, notamment vers ou depuis les Antilles ou la Polynésie française, par exemple. Il ou elle peut faire de la préparation aux régates ou préparer lui-même ou elle-même une course. Si il est salarié ou salariée ou encore propriétaire d'un bateau, il ou elle profite de l'hiver pour faire de la maintenance, rechercher de nouveaux clients ou clientes ou des sponsors pour ses régates, etc.

Conditions de travail

Une activité saisonnière

Selon la mission, le ou la skipper peut partir pour la journée ou pendant des semaines, voire même des mois si il ou elle enchaîne les croisières. Son travail est très saisonnier avec un gros pic durant les 4 mois d'été et d'arrière-saison. Il ou elle doit faire face à des annulations ou à des agendas vides, qui peuvent se remplir en un clin d'œil à la faveur de la météo, notamment.

Solitaire ou en équipe

Selon le cas et surtout la taille du bateau, le ou la skipper peut être seul ou seule à bord, lorsqu'il ou elle fait du convoyage notamment, ou au contraire en compagnie d'une équipe qu'il ou elle doit encadrer. Dans tous les cas, il ou elle est responsable de chacun et de chacune et surtout de leur sécurité. Il ou elle ne compte pas ses heures et la tâche peut parfois être stressante. Chaque jour, il ou elle doit surveiller la météo qui dicte sa loi en mer et peut nécessiter de changer les plans, il ou elle suit la position du bateau, communique avec la terre pour anticiper ses escales tout en gardant le sourire et de la disponibilité pour les touristes à bord.

Plutôt à son compte

Le ou la skipper peut être à son compte avec son propre voilier ou au contraire travailler pour un armateur, une entreprise de location de bateau, voire un organisme de vacances. Il ou elle organise ses voyages à l'avance et veille à tout durant la croisière. Son professionnalisme aide à fidéliser la clientèle.

Statuts
salarié, saisonnier, indépendant
Secteurs
Tourisme

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Entretenir un équipement, une machine, une installation
    • Assurer la maintenance de premier niveau des machines
    • Entretenir l'équipement nautique
    • Entretenir un bateau
  • Charger, décharger, manutentionner des produits
    • Manœuvrer des équipements embarqués (grue de navire, etc.) , des équipements de transbordement des passagers ou de sauvetage
    • Réaliser des opérations de chargement ou déchargement de navires et effectuer le rangement et la sécurisation de la cargaison
    • Superviser le chargement et déchargement des bateaux
  • Conduire, convoyer un véhicule marin ou fluvial
    • Effectuer les manoeuvres d'accostage ou d'appareillage du bateau
    • Participer aux opérations de navigation maritime et mettre à jour les cartes et documents nautiques
    • Préparer et actionner les équipements du navire (ancres, câbles, cordages et gréement...) lors des manoeuvres d'appareillage ou d'accostage
  • Contrôler le fonctionnement d'un équipement, d'une machine, d'une installation
    • Contrôler la stabilité du navire
    • Contrôler le fonctionnement d'un dispositif de sécurité
  • Réduire l'empreinte environnementale de son activité
    • Optimiser l'utilisation du carburant et des ressources à bord
    • Participer à une action ou mission de sauvegarde maritime
  • Coordonner l'intervention d'équipes pluridisciplinaires
    • Collaborer avec les membres d'équipage pour assurer la sécurité
  • Mettre en oeuvre des actions de communication
    • Communiquer efficacement avec l'équipage et les autorités portuaires
  • Utiliser des logiciels spécifiques
    • Utiliser des équipements de navigation pour optimiser les parcours (GPS, applications mobiles)

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique et 2 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de sens des responsabilités
  • Faire preuve de réactivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Spécialiste de la mer

Le ou la skipper est dans son élément sur un bateau, en pleine mer. Il ou elle maîtrise avec précision et assurance son bateau, sait le manœuvrer, y compris par gros temps. Il ou elle sait se repérer en lisant les cartes marines, mais aussi grâce aux engins électroniques embarqués et au sextant si ceux-ci tombent en panne. Il ou elle maîtrise également le droit maritime et les règles de navigation.

Bonne communication

Maîtrisant l'anglais, mais pouvant parler une 2e ou 3e langue étrangère, le ou la skipper sait se montrer disponible en faisant le lien entre toutes les personnes à bord : co-équipiers ou co-équipières, passagers ou passagères, armateur, loueur ou loueuse ou encore propriétaire du bateau, autorités maritimes, avitailleurs ou avitailleuses, personnel de maintenance, etc.

Maintenance et sécurité

Si le bateau subit une avarie en mer, le ou la skipper doit savoir réparer en urgence, ne serait-ce que sommairement, pour éviter le naufrage. De même, son brevet de secourisme lui permet d'appliquer les gestes de base en cas d'accident, en attendant de rejoindre la terre ferme. Sang-froid, sens des responsabilités et grande disponibilité sont des qualités essentielles dans ce métier.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 3 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Concret, Entreprendre.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel, Numérique, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche N3102.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir skipper ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac ou équivalent. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : CAP Certificat d'aptitude professionnelle maritime (niveau CAP), Maintenance des systèmes électro-navals (MASEN) (bac + 2) et Bac pro Polyvalent navigant pont/machine (niveau bac).

Combien gagne-t-on comme skipper ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : de 250 à 350 euros brut par jour pour une croisière. De 3 à 3,50 euros brut par mile nautique, pour du convoyage à vide. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Marins salariés », « Cadres et maîtres d'équipage de la marine ») gagnaient de 2 982 € à 4 970 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 615 € à 4 315 €.

Le métier de skipper recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 450 recrutements de « Marins », dont 27 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). La plupart sont des emplois saisonniers. Le 2 octobre 2026, 29 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME N3102. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de skipper a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Marins, pêcheurs, aquaculteurs » entre 2019 et 2030 : en baisse (-5 % selon la projection). D'ici 2030, moins de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (23 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de skipper est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains de la même famille n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.