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Services à la personne et à la collectivité · Recherche

Chercheur en robotique médicale / chercheuse en robotique médicale

Le chercheur en robotique médicale ou la chercheuse en robotique médicale conçoit des robots et des appareils pour aider les médecins à opérer, soigner ou rééduquer.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 24 500 à 42 000 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
93 800 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
2 types, 763 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles avec des ingénieurs, des chirurgiens et des soignants pour imaginer des machines précises et sûres. Tu programmes, tu testes des prototypes et tu analyses les résultats. Tu passes du laboratoire à l'hôpital pour comprendre les besoins. Il faut de la curiosité, de la rigueur, de la créativité, de l'esprit d'équipe et le sens des responsabilités.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Applications variées

Lunettes connectées apportant des informations aux chirurgiens, robot traceur qui guide leur main durant l'opération, exosquelette permettant aux paraplégiques de remarcher ou pour aider les soignants à retourner les malades intubés, appareil intelligent et autonome pour désinfecter... Toutes ces prouesses technologiques n'existeraient pas sans le travail des chercheurs en robotique médicale.

Temps long

Il faut compter au minimum 3 ans entre le démarrage d'un projet et les premières publications. Le chercheur ou la chercheuse en robotique médicale travaille généralement à partir d'une demande de médecins ou de chirurgiens qu'il ou elle rencontre fréquemment pour intégrer leurs problématiques et proposer des solutions techniques. La phase de réalisation se fait par étapes, passant par la modélisation et la simulation, avant la construction de prototypes. Il y a ensuite des phases de tests et d'amélioration continue sur le produit, mais il faut savoir que les recherches engagées n'aboutissent pas toujours.

Force de proposition

Le chercheur ou la chercheuse en robotique médicale doit sans cesse être en veille dans sa discipline. Il ou elle doit également publier des articles, participer à des colloques, donner des conférences, etc. La confrontation d'idées et de points de vue est indispensable pour améliorer ses connaissances et faire avancer ses recherches.

Conditions de travail

Indispensable interdisciplinarité

Le chercheur ou la chercheuse en robotique médicale travaille en relation avec des médecins, des chirurgiens, plus rarement des patients. Il ou elle exerce au sein d'équipes pluridisciplinaires, souvent de portée internationale. Les échanges, comme la publication de résultats au fur et à mesure des recherches, sont indispensables.

En collaboration

Le chercheur ou la chercheuse peut être salarié/e au sein d'un laboratoire de recherche ou dans le service R&D (recherche et développement) d'une entreprise spécialisée. Les deux entités travaillent parfois en collaboration sur des projets communs. Les sujets de recherche étant très coûteux, il n'est en effet pas rare qu'un établissement de formation, un institut de recherche et un hôpital par exemple, s'associent. L'avancée du travail du chercheur ou de la chercheuse dépend aussi des crédits alloués à son projet.

Face au stress

Rendus par étapes, articles scientifiques à rédiger, interventions de colloques à préparer... le chercheur ou la chercheuse en robotique médicale est régulièrement confronté/e à des dates clés qu'il faut respecter. Il ou elle se déplace aussi régulièrement, en France comme à l'étranger, peut interrompre ses recherches puis les reprendre sous un autre axe.

Statuts
salarié, fonctionnaire
Secteurs
Recherche, Santé

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Analyser des résultats d'expérimentation
    • Concevoir et coordonner un programme, un projet de recherche
    • Concevoir et formaliser des protocoles de recherche et des études scientifiques
    • Coordonner une équipe de recherche
  • Procéder à des tests, expérimentations
    • Agir face à des résultats inattendus dans des recherches
    • Concevoir des expériences pour tester des hypothèses spécifiques
    • Conduire un programme d'essais
    • Traiter les données d'expérimentation pour ajuster les formulations
  • Collecter, tester, analyser des échantillons, des matériaux
    • Analyser des résultats d'expériences en laboratoire
    • Collecter des échantillons pour analyse
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Déterminer et développer les méthodes de recherche, de recueil et d'analyse de données
    • Traiter des données expérimentales complexes
  • Participer à un projet pluridisciplinaire
    • Apporter un appui scientifique à des chercheurs, institutions, entreprises
    • Collaborer avec des équipes interdisciplinaires pour des études complexes
  • Concevoir des protocoles de soins
    • Déterminer les besoins thérapeutiques et réaliser les soins médicaux
    • Organiser le suivi post-traitement
  • Conseiller une organisation, une structure
    • Conseiller des chercheurs, institutions, entreprises sur des questions scientifiques
  • Mettre en oeuvre des actions de communication
    • Présenter et expliciter les avancées scientifiques et les travaux de recherche

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Faire preuve de réactivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Scientifique de haut niveau

Maths appliquées, codage, algorithmes, robotique, mécatronique, biomécanique, machine learning (apprentissage automatique) mais aussi anatomie et langage médical, les connaissances du chercheur ou de la chercheuse en robotique médicale sont très larges puisque cette discipline se trouve au croisement de plusieurs technologies. Les robots médicaux sont des concentrés de technologies qui doivent être capables d'effectuer des mouvements très fins, ce qui les différencie des robots industriels.

Bonne communication

Travaillant en équipes pluridisciplinaires, parfois en contact avec des soignants, le chercheur ou la chercheuse doit être capable de se faire comprendre clairement de tous, à l'oral comme à l'écrit. Il ou elle doit également maîtriser l'anglais pour des collaborations à l'international et pour décrypter la littérature scientifique de son domaine.

Patience et engagement

Le développement de projets dans le domaine médical peut prendre des années, avec la réalisation de plusieurs prototypes, de nombreux essais... et parfois ne jamais aboutir à un robot commercialisé ! Il faut donc faire preuve de patience et d'abnégation. Il faut également gérer la pression, notamment lors des étapes de rendus de projets ou de communication. Curiosité et inventivité sont l'apanage du chercheur ou de la chercheuse qui ne compte pas ses heures pour arriver à ses fins.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider, Organiser, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K2402, J1102.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir chercheur en robotique médicale ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac et Écoles de commerce après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Sciences de l’univers et technologies spatiales (bac + 5), Master Biologie intégrative et physiologie (bac + 5) et Master Biologie moléculaire et cellulaire (bac + 5). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme chercheur en robotique médicale ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : entre 2038 et 3500 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnent plus de 2 712 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) », « Médecins ») gagnaient de 3 486 € à 6 117 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 135 € à 2 788 €.

Le métier de chercheur en robotique médicale recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 100 recrutements de « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) », dont 42 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 2 794 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME K2402, J1102. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de chercheur en robotique médicale a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de chercheur en robotique médicale est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 1 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 22 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.