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Communication, Média et Multimédia · Industries graphiques

Conducteur de machines à imprimer / conductrice de machines à imprimer

Le conducteur de machines à imprimer ou la conductrice de machines à imprimer règle et surveille les presses qui impriment journaux, livres, affiches ou emballages.

En bref

Niveau d'études
bac ou équivalent
Accès
Sélectif
Salaire du débutant
22 700 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
27 400 € brut par an
Recrutement
Difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 17 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu prépares la presse, tu règles les encres et le papier, tu contrôles les couleurs et la qualité et tu résous les problèmes. Tu travailles en imprimerie, avec du bruit et des produits à manipuler avec soin, parfois en horaires décalés. Il faut un bon oeil pour les couleurs, de la précision, de la rigueur, de la réactivité et de l'esprit d'équipe.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Différentes machines

Le conducteur ou la conductrice de machines à imprimer travaille sur des machines plus ou moins complexes et automatisées : machines avec une ou plusieurs couleurs, à commandes numériques, sérigraphiques, rotatives... La majorité conduit une machine offset, qui est la technique d'impression la plus répandue aujourd'hui.

Préparer l'impression

Il ou elle commence par examiner la commande et les instructions du dossier de fabrication. Ses méthodes de travail varient selon la machine qu'il ou elle conduit. S'il s'agit d'une machine offset, il ou elle encre et presse des plaques contre des cylindres de caoutchouc qui impriment le papier, puis fixe les plaques sur le cylindre : c'est ce qu'on appelle le calage. Suit la phase de réglage du papier : marges, pression, alimentation, mise en place et réception. Ensuite, vient la préparation des encres et des couleurs.

Contrôles, réglages et entretien

Responsable de la qualité du tirage des documents, le conducteur ou la conductrice procède à des essais avant l'impression. C'est le moment pour repérer les défauts éventuels et y remédier par de nouveaux réglages afin d'obtenir ensuite le "bon à rouler" et pouvoir lancer l'impression. Pendant celle-ci, il ou elle contrôle la qualité et la conformité du produit avec la demande initiale. Enfin, l'entretien régulier de sa machine fait également partie de ses tâches.

Conditions de travail

Derrière une console informatisée

Les nouvelles machines à imprimer ont profondément modifié le métier. Finie l'odeur âcre des effluves de plomb et les uniformes bleus maculés de taches. Aujourd'hui, le conducteur ou la conductrice de machines à imprimer a troqué ses outils contre des consoles numériques. Les réglages se font désormais à distance. Pour autant, le métier n'a rien perdu de sa diversité et la manutention n'a pas complètement disparu, notamment pour caler les plaques manuellement ou régler de petits problèmes techniques. L'automatisation ayant considérablement réduit la taille des équipes, le conducteur ou la conductrice travaille souvent de façon autonome.

Des contraintes de planning variables

Ce professionnel ou cette professionnelle a parfois un régime d'astreinte (la nuit, le week-end...), surtout dans l'imprimerie de presse. Hors presse, il ou elle exerce dans des ateliers d'imprimerie travaillant au service de mairies, d'agences de communication, d'entreprises diverses ou encore chez des entreprises d'édition ou de fabrication d'étiquettes. Il ou elle travaille alors de jour, mais doit respecter des délais de production de plus en plus courts.

Des consignes de sécurité

Il est recommandé au conducteur ou à la conductrice de porter des EPI (équipements de protection individuelle) : chaussures de sécurité, gants, notamment lors de la manipulation des produits utilisés pour l'entretien des machines.

Statuts
salarié
Secteurs
Édition, librairie, bibliothèque, Papiers Cartons

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Utiliser et régler un outil ou machine d'impression, de tirage
    • Présenter une épreuve pour obtention du bon à rouler, lancer et surveiller l'impression
    • Réaliser une première impression avant roulage et procéder aux ajustements (densité, calage des couleurs, contours, ...)
    • Régler des mécanismes d'alimentation de supports d'impression
  • Gérer les stocks
    • Assurer le suivi des stocks en temps réel
    • Définir des besoins en approvisionnement
  • Préparer du matériel en prévision d'un travail
    • Préparer les supports, encres et plaques nécessaires à la production
  • Préparer un support, une matière
    • Préparer des supports d'impression pour l'approvisionnement continu d'une machine
  • Monter et régler une installation, une machine
    • Monter la forme imprimante sur la machine, régler les paramètres d'impression (calage, encrage, pression des cylindres, ...) et charger les supports d'impression et les consommables
  • Effectuer des mélanges de matières premières
    • Sélectionner, doser et mélanger les encres selon la teinte attendue et les supports à imprimer
  • Réaliser une opération de maintenance
    • Réaliser la maintenance de premier niveau
  • Contrôler le fonctionnement d'un équipement, d'une machine, d'une installation
    • Contrôler le fonctionnement d'un dispositif de sécurité

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Précision et sens de l'esthétique

Le conducteur ou la conductrice de machines à imprimer doit posséder un certain sens artistique et surtout une juste perception des couleurs lors des mélanges effectués, ou encore lors du contrôle qualité. Il ou elle doit également faire preuve de précision afin de coller parfaitement à la demande de l'entreprise cliente.

Réactivité et résistance physique

La rigueur et la minutie sont essentielles. Il faut agir vite et bien. Certains travaux de manutention requièrent en outre de la force et de la dextérité. Par ailleurs, les rouleaux de papier pèsent lourd, ce qui demande d'avoir une bonne condition physique. À noter : la manipulation de certains produits chimiques utilisés lors de l'entretien des machines peut indisposer les personnes allergiques.

Connaissances techniques et informatiques

Comme il faut parfois ajuster les machines, des notions en automatismes et mécanique peuvent être utiles. Il est également impératif de maîtriser l'outil informatique, en sachant s'adapter aux évolutions technologiques. Enfin, conduire une machine à imprimer implique de connaître la chaîne graphique de A à Z, du montage à la finition, ainsi que les différents procédés d'impression, les différentes sortes d'encres et de papier.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche E1301.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir conducteur de machines à imprimer ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac ou équivalent. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Etudes de réalisation d'un projet de communication. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : CAP Sérigraphie industrielle (niveau CAP), Bac pro Réalisation de produits imprimés et plurimédia - Option A Productions graphiques / Option B Productions imprimées (niveau bac) et Technicien d'impression en sérigraphie et numérique (niveau bac). Accès sélectif : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (BTS Etudes de réalisation d'un projet de communication) a un taux d'accès médian de 37 %.

Combien gagne-t-on comme conducteur de machines à imprimer ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1890 euros brut par mois. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Ouvriers non qualifiés de l'imprimerie, de la presse et de l'édition », « Ouvriers qualifiés de l'impression et du façonnage des industries graphiques ») gagnaient de 2 227 € à 2 613 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 169 € à 2 347 €.

Le métier de conducteur de machines à imprimer recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 520 recrutements de « Ouvriers, techniciens et agents de maîtrise de l'imprimerie », dont 61 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 267 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME E1301. Les employeurs ont du mal à recruter pour ce métier (tension 4 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de conducteur de machines à imprimer a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Ouvriers des industries graphiques » entre 2019 et 2030 : en baisse (-11 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (49 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de conducteur de machines à imprimer est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 1 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.