Industrie · Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels
Ingénieur d'études en sûreté nucléaire / ingénieure d'études en sûreté nucléaire
L'ingénieur d'études en sûreté nucléaire étudie les risques des installations nucléaires et propose des mesures pour éviter les accidents.
En bref
- Niveau d'études
- bac + 5
- Accès
- Ouvert
- Salaire du débutant
- de 36 000 à 70 000 € brut par an
- Vers 10 ans d'expérience
- de 38 000 à 75 000 € brut par an
- Recrutement
- Dans la moyenne
- Postes à pourvoir d'ici 2030
- Plus que la moyenne des métiers
- Intelligence artificielle
- Peu touché par l'IA
- Formations Parcoursup
- 2 types, 763 formations
Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.
En quelques mots
Tu travailles dans un organisme de contrôle, un exploitant ou un bureau d'études. Tu fais des calculs, tu construis des scénarios d'accident, tu rédiges des dossiers, tu échanges avec les autorités et tu conseilles les équipes. Il faut de la rigueur, de l'organisation, de la discrétion et du sang-froid. Ce métier est très encadré et à haute responsabilité.
Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.
Au quotidien
Analyser la situation
L'ingénieur ou l'ingénieure d'études en sûreté nucléaire intervient particulièrement lors de l'évolution d'une installation (modernisation, extension, démantèlement, etc.). Il ou elle commence par passer en revue les différents risques présents ou à venir, en recueillant les données sur le terrain. Il convient ensuite d'analyser l'état de sûreté de l'installation et de vérifier le respect des règles et des procédures sur le terrain.
Apporter son expertise
En dehors des études de sûreté, l'ingénieur ou l'ingénieure anime la politique globale de sûreté de la centrale, dans le cadre de la prévention des incidents. Il ou elle apporte son expertise sécurité à tous les métiers de la centrale et participe à la diffusion de la "culture sûreté" sur le site. Il ou elle apporte également assistance et conseil au chef ou à la cheffe d'installation et participe aux différents comités techniques et garantit le respect des procédures.
Diffuser l'information
Une grosse partie de son travail consiste à rédiger des documents de référence sur la sûreté. Il ou elle pilote leurs mises à jour en fonction des informations reçues de l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) et d'une importante veille effectuée sur son secteur. Il ou elle sert également d'intermédiaire dans la communication avec l'ASN ou lors de demandes d'inspections internationales, par exemple.
Conditions de travail
En partie itinérant
L'ingénieur ou l'ingénieure d'études en sûreté nucléaire peut avoir à se déplacer de site en site en fonction des besoins, notamment pour préparer un démantèlement ou des travaux dans une centrale. Il faut donc s'attendre à des périodes de travail loin de chez soi. Même si une partie de son travail, notamment la phase de rédaction, se fait au bureau, il ou elle passe beaucoup de temps sur le terrain pour récolter les informations mais aussi les diffuser.
Différents statuts
La plupart du temps salarié/e d'un grand groupe de l'industrie nucléaire, l'ingénieure ou l'ingénieure peut aussi intervenir comme consultant/e externe, pour une PME (petite et moyenne entreprise) du secteur, par exemple. Dans ce cas, il ou elle se déplace de site en site, au gré des missions. Dans la fonction publique, il existe quelques postes d'inspecteurs de la sûreté à l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire), ouverts aux ingénieurs spécialisés en sûreté nucléaire.
Des situations d'urgence
L'ingénieur ou l'ingénieure sûreté doit réagir vite en cas de dysfonctionnement interne ou externe (comme une inondation). Il ou elle doit alors gérer la priorité du moment avec, en tête, la sécurité des personnes, de l'environnement et de l'installation. Il ou elle assiste alors le ou la responsable d'exploitation dans la mise en place des procédures. Dans une telle situation, il ne faut pas compter ses heures : seule la sécurité compte.
- Statuts
- salarié
- Secteurs
- Énergie
Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).
Ce que l'on fait (compétences techniques)
Evaluer, prévenir, et gérer les risques et la sécurité
- Concevoir des scénarios d'accident
- Former et informer les salariés pour les sensibiliser à la prévention des risques
- Préconiser des méthodes et outils de gestion des risques
Elaborer des règles et procédures de Qualité, Hygiène, Sécurité, Santé et Environnement (QHSSE)
- Concevoir un système de management Qualité Sécurité Environnement (QSE)
- Construire un plan d'action QSE
Réaliser un diagnostic environnemental
- Communiquer un diagnostic sur des risques environnementaux ou sanitaires
- Réaliser une étude d'impact environnemental
Définir et déployer une politique de développement durable
- Concevoir et déployer la déconstruction, la dépollution ou le recyclage d'une installation
- Préconiser des mesures environnementales
Encourager la créativité et l'innovation dans son équipe
- Encourager l'amélioration continue dans les pratiques
Conseiller, accompagner une personne
- Apporter un appui technique aux services qualité, maintenance, méthodes, recherche et développement
Enseigner, développer des compétences
- Former aux évolutions techniques et règlementaires
Elaborer des processus et des modes opératoires techniques
- Délivrer des autorisations d'activités et déterminer leurs modalités d'exécution (port d'équipement spécial, habilitation, permis feu, ...)
Dans le ROME, ce métier compte 9 compétences liées à la transition écologique.
Qualités souvent demandées (savoir-être)
- Avoir l'esprit d'équipe
- Etre force de proposition
- Faire preuve de sens des responsabilités
Ce qu'en dit l'Onisep
Une connaissance approfondie du secteur
L'ingénieur ou l'ingénieure d'études en sûreté nucléaire doit avoir une connaissance approfondie du fonctionnement des centrales nucléaires. Il ou elle doit en outre maîtriser les référentiels "sûreté" et connaître les méthodes d'analyse des risques, afin de gérer des situations d'urgence et de stress importantes, tout en gardant la tête froide et le recul nécessaire.
Des qualités humaines importantes
Son travail amène l'ingénieur ou l'ingénieure d'études en sûreté nucléaire à avoir de nombreux interlocuteurs, en interne comme en externe. Il ou elle doit avoir de bonnes capacités rédactionnelles et doit savoir communiquer efficacement avec des personnes aux profils variés. Pédagogue, diplomate, il ou elle doit également avoir du tact pour faire passer les informations ou mesures nécessaires à la sûreté de tous, sans empiéter sur les prérogatives des un/es ou des autres. Enfin, une bonne connaissance de l'anglais est indispensable, tout comme la maîtrise aussi de l'outil informatique.
Transition écologique
Dans la classification européenne ESCO, 15 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).
Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.
Ce métier attire souvent…
Intérêts les plus présents : Organiser.
Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Technique et manuel, Numérique.
Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.
Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche H1302.
Les formations Parcoursup pour y aller
Niveau d'études minimum selon l'Onisep : bac + 5.
Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.
Écoles d'ingénieurs après le bac
Y mène directement · 510 formations sur Parcoursup · taux d'accès médian 81 %
Par académie (31)
- Aix-Marseille15 formations · 52 %
- Amiens11 formations · 78 %
- Besançon1 formation · 67 %
- Bordeaux41 formations · 55 %
- Clermont-Ferrand4 formations · 51 %
- Corse1 formation · 74 %
- Créteil44 formations · 73 %
- Dijon12 formations · 81 %
- Étranger2 formations · 71 %
- Grenoble9 formations · 47 %
- Guadeloupe1 formation · 72 %
- La Réunion12 formations · 82 %
- Lille46 formations · 88 %
- Limoges4 formations · 87 %
- Lyon37 formations · 56 %
- Martinique1 formation · 46 %
- Montpellier19 formations · 66 %
- Nancy-Metz14 formations · 66 %
- Nantes55 formations · 75 %
- Nice12 formations · 87 %
- Normandie32 formations · 54 %
- Nouvelle-Calédonie1 formation · 62 %
- Orléans-Tours6 formations · 54 %
- Paris16 formations · 89 %
- Poitiers7 formations · 62 %
- Polynésie française1 formation · 61 %
- Reims8 formations · 91 %
- Rennes30 formations · 65 %
- Strasbourg9 formations · 65 %
- Toulouse17 formations · 39 %
- Versailles42 formations · 63 %
Écoles de commerce après le bac
Y mène directement · 253 formations sur Parcoursup · taux d'accès médian 69 %
Par académie (30)
- Aix-Marseille6 formations · 75 %
- Amiens2 formations · 43 %
- Besançon2 formations · 45 %
- Bordeaux13 formations · 73 %
- Clermont-Ferrand2 formations · 68 %
- Corse1 formation · 70 %
- Créteil12 formations · 72 %
- Dijon3 formations · 88 %
- Étranger11 formations · 60 %
- Grenoble10 formations · 65 %
- Guadeloupe1 formation · 76 %
- Guyane1 formation · 77 %
- La Réunion1 formation · 73 %
- Lille10 formations · 59 %
- Limoges1 formation · 86 %
- Lyon24 formations · 62 %
- Martinique1 formation · 91 %
- Montpellier5 formations · 64 %
- Nancy-Metz3 formations · 70 %
- Nantes10 formations · 79 %
- Nice12 formations · 38 %
- Normandie8 formations · 60 %
- Orléans-Tours5 formations · 81 %
- Paris41 formations · 57 %
- Poitiers4 formations · 75 %
- Reims8 formations · 64 %
- Rennes3 formations · 70 %
- Strasbourg4 formations · 63 %
- Toulouse8 formations · 73 %
- Versailles41 formations · 47 %
Rapprochement Pxsis entre les formations citées par l'Onisep ou enregistrées au RNCP et les intitulés Parcoursup ; taux d'accès médian des formations de ce type, en France puis dans chaque académie, données Parcoursup. Chaque académie mène à la liste de ses formations.
Diplômes et titres qui y préparent
Avec ou sans Parcoursup : certains se préparent après la troisième, en apprentissage ou en formation continue.
- Ingénieur diplômé du Conservatoire national des arts et métiers, spécialité Gestion des risquesbac + 5
- Ingénieur spécialisé en génie atomique, diplômé de l'Institut national des sciences et techniques nucléairesbac + 5
- Ingénieur diplômé de l'École supérieure angevine d'informatique et de productique, spécialité gestion des risques et environnementbac + 5
- Ingénieur diplômé du Conservatoire national des arts et métiers, spécialité Environnement et productionbac + 5
- Licence pro Qualité, hygiène, sécurité, santé, environnementbac + 3 ou 4
- Alimentation et agroalimentaire durablesbac + 3 ou 4
Répertoire national des certifications professionnelles (France Compétences), diplômes actifs enregistrés pour les fiches ROME de ce métier.
Stages pour découvrir ce métier
Cherche un stage dans une entreprise de l'énergie, un bureau d'études ou un organisme de sûreté. En école d'ingénieurs ou en master de physique, des stages sont prévus. Les visites de sites et les clubs de sciences t'aident à comprendre.
Les études selon l'Onisep
Outre l'accès par la formation continue dans l'entreprise, le métier d'ingénieur d'études en sûreté nucléaire est accessible directement avec un diplôme de niveau bac + 5, + 6.
Niveau bac + 5
Diplôme d'ingénieur spécialisé en génie nucléaire, énergie ou encore thermodynamique...
Master en énergie nucléaire, assainissement et démantèlement d'installations nucléaires, ingénierie, traçabilité et développement durable...
Niveau bac + 6
Mastère spécialisé en sûreté nucléaire...
Texte de l'Onisep (Licence ODbL).
Carrière et salaire
Les postes habituels au fil de l'expérience (intitulés et années établis par Pxsis d'après les usages du secteur : ils varient selon l'employeur) et, pour les postes qui en ont une, la fourchette publiée par une étude de rémunération. Des repères, pas une promesse.
Ingénieur d'études0 à 3 ans
Aussi appelé : Ingénieur junior
CourantPour entrer : formation : Écoles d'ingénieurs après le bac (taux d'accès médian de 81 % sur Parcoursup)
de 36 000 à 70 000 € brut par an (moyenne 54 500 €) · environ 2 230 à 4 340 € net par mois
RepèreMichael Page, 2027 · Page « Ingénieur bureau d'études-R&D » (Ingénieurs & Techniciens, R&D/Bureau d'Études/Essais) : salaire brut annuel fixe en région parisienne, hors variable, sur toute l'expérience dans ce poste, selon la page. Intitulé et années : usage du secteur, établi par Pxsis.
Ingénieur confirmé3 à 7 ans
Aussi appelé : Ingénieur projet
CourantPour y passer : avec l'expérience
Chef de projet7 à 12 ans
Aussi appelé : Ingénieur senior, Responsable technique
SélectifPour y passer : prise de responsabilité d'un projet : promotion ou changement d'employeur
de 38 000 à 75 000 € brut par an (moyenne 54 500 €) · environ 2 360 à 4 650 € net par mois
RepèreMichael Page, 2027 · Page « Chef de projet » (Ingénieurs & Techniciens, Projets/Affaires) : salaire brut annuel fixe en région parisienne, hors variable, sur toute l'expérience dans ce poste, selon la page. Intitulé et années : usage du secteur, établi par Pxsis.
Directeur techniquePlus de 12 ans
Aussi appelé : Responsable du bureau d'études, Directeur R&D
Très sélectifPour y passer : poste de direction, peu de places
de 70 000 à 115 000 € brut par an (moyenne 87 000 €) · environ 4 340 à 7 130 € net par mois
RepèreMichael Page, 2027 · Page « Directeur Technique Ingénieur » (Ingénieurs & Techniciens, Fonctions Transverses à la Production) : salaire brut annuel fixe en région parisienne, hors variable, sur toute l'expérience dans ce poste, selon la page. Intitulé et années : usage du secteur, établi par Pxsis.
Sélectivité des passages : d'après les formations Parcoursup qui mènent au métier et les concours cités par l'Onisep ; usage du secteur, établi par Pxsis : il varie selon l'employeur. Un ordre d'idée de la concurrence, pas un calcul.
Ce que disent les statistiques
Le premier emploi selon l'Onisep, puis des médianes sur tous les salariés de la famille de métiers : la moitié gagne moins, la moitié gagne plus.
Premier emploi
36 800 € brut par an · environ 2 280 € net par mois
RepèreOnisep, 2026 · A partir de 3070 euros brut par mois, hors primes
Salariés de moins de 35 ans
44 900 € brut par an · environ 2 780 € net par mois
StatistiqueFrance Travail et Insee, 2022 · Cadres techniques de la maintenance et de l'environnement
Salariés de 35 ans et plus
62 000 € brut par an · environ 3 840 € net par mois
StatistiqueFrance Travail et Insee, 2022 · Cadres techniques de la maintenance et de l'environnement
Et après ?
Avec de l'expérience, on peut évoluer vers : Auditeur qualité, Technicien radioprotection, Ingénieur analyste de l'air, Responsable de réseau eau potable.
Mobilités du répertoire des métiers de France Travail (ROME).
Sources : Michael Page, Grilles de salaires 2027 — Ingénieur bureau d'études-R&D · Ingénieurs & Techniciens · R&D/Bureau d'Études/Essais (2027) ; Michael Page, Grilles de salaires 2027 — Chef de projet · Ingénieurs & Techniciens · Projets/Affaires (2027) ; Michael Page, Grilles de salaires 2027 — Directeur Technique Ingénieur · Ingénieurs & Techniciens · Fonctions Transverses à la Production (2027) ; Onisep, Idéo-Fiches métiers, salaire du débutant (2026) ; France Travail et Insee, Salaires bruts mensuels médians en équivalent temps plein par famille professionnelle, selon l'âge (2022) ; net estimé avec les rapports net / brut de l'Insee (Insee Première n° 2079, 2025).
Les chiffres de salaire en détail
- Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 3070 euros brut par mois, hors primes.
- La moitié des salariés à temps complet des « Ingénieurs et cadres techniques en Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels et exploitation éco-industriel » gagnent plus de 3 060 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi.
- En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Cadres techniques de la maintenance et de l'environnement » gagnaient 4 747 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 3 741 €.
Avenir, recrutement et IA
- Emploi de la famille « Ingénieurs et cadres techniques de l’industrie » entre 2019 et 2030 : en hausse (+24 % selon la projection).
- D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019).
- En 2026, les employeurs prévoient 1 040 recrutements de « Ingénieurs et cadres techniques en Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels et exploitation éco-industriel », dont 34 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre).
- Le 2 octobre 2026, 93 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME H1302.
- Recrutement dans la moyenne pour ce métier (tension 3 sur 5 en 2024, Dares).
- L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent.
- Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 1 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.
Projection de la Dares et de France Stratégie (« Les métiers en 2030 », 2022, scénario de référence) : une tendance, pas une prévision.
Vie professionnelle
Intégrer le marché du travail
Dans l'industrie nucléaire
La filière nucléaire, qui produit 75 % de l'électricité consommée en France, compte 220 000 salariés. EDF exploite les centrales nucléaires françaises (58 réacteurs sur 19 sites) et la filière reste porteuse. L'ingénieur ou l'ingénieure d'études en sûreté nucléaire travaille directement pour des sociétés exploitant le nucléaire, comme EDF, Framatome, Engie ou Orano (ex-Areva), ou bien pour une société d'ingénierie et de services intervenant dans le secteur.
Deux voies possibles
En général, les jeunes diplômés débutent en bureau d'études. Les postes en centrale nucléaire s'obtiennent souvent après quelques années d'expérience et une formation interne obligatoire. Ce poste est envisageable en évolution interne, par exemple pour des techniciens qui auront suivi un parcours de formation.
Un poste élevé
Selon le cas, les ingénieurs d'études sont rattachés au chef ou cheffe de service sûreté qualité du site, au directeur/trice opérationnel/le d'une société d'ingénierie, au directeur/trice de l'agence de démantèlement ou du pôle d'expertise sûreté nucléaire. Après quelques années, ils peuvent s'orienter vers la formation ou devenir chefs d'exploitation, ou encore rejoindre la filière opérationnelle.
Texte de l'Onisep (Licence ODbL).
Sources de ces chiffres
Onisep, Idéo-Fiches métiers ; Dares, portraits statistiques des métiers et tensions sur le marché du travail ; France Travail et Insee, salaires bruts mensuels médians en poste (API Marché du travail) ; Dares et France Stratégie, Les métiers en 2030 ; France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre et offres d'emploi (API Offres d'emploi) ; OIT, indice d'exposition à l'IA générative ; Anthropic Economic Index (CC BY), relié par la table ESCO ↔ O*NET de la Commission européenne ; tables de passage ROME → FAP (Dares) et ROME → ISCO (France Travail). Dates, licences et méthode.
Métiers proches
- Ingénieur nucléaire / ingénieure nucléaire
- Inspecteur / Inspectrice de sites industriels
- Ingénieur / Ingénieure sûreté en industrie nucléaire
- Technicien radioprotection / technicienne radioprotection
- Responsable Hygiène Sécurité Environnement (HSE) en industrie
- Animateur / Animatrice en Hygiène Sécurité Environnement (HSE)
Métiers associés par l'Onisep, puis métiers qui partagent le plus de compétences dans le ROME de France Travail : des passerelles possibles avec de l'expérience ou une formation.
Des grandes entreprises de ce domaine
- Apave Exploitation FranceAnalyses, essais et inspections techniques · Courbevoie · 5 000 à 9 999 salariés
- Bureau Veritas ExploitationAnalyses, essais et inspections techniques · Courbevoie · 5 000 à 9 999 salariés
- Dekra IndustrialAnalyses, essais et inspections techniques · Limoges · 2 000 à 4 999 salariés
- Collectes Valorisation Énergie Dechets - COVEDCollecte des déchets non dangereux · Paris · 2 000 à 4 999 salariés
- SepurCollecte des déchets non dangereux · Thiverval-Grignon · 2 000 à 4 999 salariés
- Orano DS- Demantelement et ServicesTraitement et élimination des déchets dangereux · Massy · 2 000 à 4 999 salariés
Entreprises de 2 000 salariés ou plus dont l'activité est associée au domaine professionnel « Hygiène, sécurité, environnement (HSE) industriels » de ce métier par une correspondance établie par Pxsis : elles n'emploient pas forcément ce métier. Toutes les entreprises
Autres noms de ce métier
consultant/e en sûreté nucléaire · ingénieur/e sûreté en exploitation nucléaire · ingénieur/e sûreté études et conception
Questions fréquentes
Quelles études pour devenir ingénieur d'études en sûreté nucléaire ?
Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac et Écoles de commerce après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ingénieur diplômé du Conservatoire national des arts et métiers, spécialité Gestion des risques (bac + 5), Ingénieur spécialisé en génie atomique, diplômé de l'Institut national des sciences et techniques nucléaires (bac + 5) et Ingénieur diplômé de l'École supérieure angevine d'informatique et de productique, spécialité gestion des risques et environnement (bac + 5). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.
Combien gagne-t-on comme ingénieur d'études en sûreté nucléaire ?
Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 3070 euros brut par mois, hors primes. La moitié des salariés à temps complet des « Ingénieurs et cadres techniques en Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels et exploitation éco-industriel » gagnent plus de 3 060 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Cadres techniques de la maintenance et de l'environnement » gagnaient 4 747 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 3 741 €.
Le métier d'ingénieur d'études en sûreté nucléaire recrute-t-il ?
En 2026, les employeurs prévoient 1 040 recrutements de « Ingénieurs et cadres techniques en Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels et exploitation éco-industriel », dont 34 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 93 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME H1302. Recrutement dans la moyenne pour ce métier (tension 3 sur 5 en 2024, Dares).
Le métier d'ingénieur d'études en sûreté nucléaire a-t-il de l'avenir ?
Emploi de la famille « Ingénieurs et cadres techniques de l’industrie » entre 2019 et 2030 : en hausse (+24 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.
Le métier d'ingénieur d'études en sûreté nucléaire est-il menacé par l'intelligence artificielle ?
L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 1 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.
Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.