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Industrie · Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels

Ingénieur nucléaire / ingénieure nucléaire

L'ingénieur nucléaire conçoit, exploite ou contrôle des installations qui produisent de l'énergie à partir de l'atome, en respectant des règles de sécurité très strictes.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Dans la moyenne
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
3 types, 568 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans une entreprise d'énergie, un bureau d'études, un organisme de contrôle ou un centre de recherche. Tu fais des calculs, tu suis les installations, tu analyses les risques et tu rédiges des dossiers. Il faut de la rigueur, de la discrétion, du sang-froid et de l'esprit d'équipe. Le métier est très encadré et à haute responsabilité.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Du développement au démantèlement

Études et ingénierie, mise au point de procédés, essais, sûreté, déconstruction... des ingénieurs interviennent tout au long du cycle nucléaire. En fonction de leur spécialité, ils participent à la conception et à la modernisation des réacteurs, des équipements mécaniques ou électriques des centrales, des systèmes fluides ou de contrôle commande. Certains réalisent des études portant sur la conduite des installations, la thermohydraulique, la neutronique (étude des flux de neutrons), le combustible nucléaire. D'autres coordonnent les opérations de démantèlement des vieilles centrales.

Diriger les centrales

L'ingénieur chef / ingénieure cheffe d'exploitation pilote le programme de production d'électricité. À ce titre, il ou elle organise l'activité de l'équipe de quart (en poste durant 8 h, l'exploitation se faisant 24 h/24) et vérifie que toutes les règles de sécurité sont appliquées : bon état de fonctionnement des matériels, rondes de surveillance... Il ou elle programme les interventions de maintenance, en tenant compte des objectifs de production et des contraintes de sûreté.

Garantir la sécurité

L'ingénieur ou l'ingénieure sûreté vérifie que les réacteurs, les circuits de refroidissement, les circuits incendie... sont conformes aux exigences de sûreté et que les règles de fonctionnement sont appliquées. De son côté, l'ingénieur criticien ou l'ingénieure criticienne veille à l'application des dispositifs de prévention des accidents de criticité (réaction nucléaire incontrôlée). Enfin, l'ingénieur ou l'ingénieure en radioprotection protège les professionnels et l'environnement contre le rayonnement radioactif.

Conditions de travail

Plusieurs statuts

L'ingénieur ou l'ingénieure nucléaire est le plus souvent cadre salarié/e par un grand groupe ou une PME (petite et moyenne entreprise) du secteur. Lorsqu'il ou elle exerce comme inspecteur/trice pour un organisme de contrôle comme l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire), il ou elle peut avoir le statut de fonctionnaire, de contractuel/le de la fonction publique ou d'agent/e mis/e à disposition.

En bureau d'études, mais pas seulement

Les ingénieurs nucléaires qui conçoivent des équipements et des installations travaillent en bureau d'études. Ils peuvent utiliser des logiciels de CAO ou de DAO (conception et dessin assistés par ordinateur). Lorsqu'un chantier débute, ils assurent l'interface avec les professionnels de l'ingénierie et sont amenés à se déplacer. De même, les analyses d'incidents, les études de maintenance ou d'amélioration impliquent des interventions sur site.

Sur le terrain

Les métiers de la sûreté nucléaire et de la sécurité, et ceux de l'exploitation s'exercent au sein des centrales nucléaires. Le chef ou la cheffe d'exploitation encadre une équipe d'opérateurs et de techniciens qui travaillent en 3x8 (roulement de 8 h consécutives par 3 équipes sur un même poste). Ces professionnels peuvent être en relation avec des experts, des partenaires sous-traitants, des clients français ou étrangers. Pour certains postes, des déplacements hors de l'Hexagone sont à prévoir.

Statuts
salarié
Secteurs
Énergie

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Evaluer, prévenir, et gérer les risques et la sécurité
    • Concevoir des scénarios d'accident
    • Former et informer les salariés pour les sensibiliser à la prévention des risques
    • Préconiser des méthodes et outils de gestion des risques
  • Elaborer des règles et procédures de Qualité, Hygiène, Sécurité, Santé et Environnement (QHSSE)
    • Concevoir un système de management Qualité Sécurité Environnement (QSE)
    • Construire un plan d'action QSE
  • Réaliser un diagnostic environnemental
    • Communiquer un diagnostic sur des risques environnementaux ou sanitaires
    • Réaliser une étude d'impact environnemental
  • Définir et déployer une politique de développement durable
    • Concevoir et déployer la déconstruction, la dépollution ou le recyclage d'une installation
    • Préconiser des mesures environnementales
  • Encourager la créativité et l'innovation dans son équipe
    • Encourager l'amélioration continue dans les pratiques
  • Conseiller, accompagner une personne
    • Apporter un appui technique aux services qualité, maintenance, méthodes, recherche et développement
  • Enseigner, développer des compétences
    • Former aux évolutions techniques et règlementaires
  • Elaborer des processus et des modes opératoires techniques
    • Délivrer des autorisations d'activités et déterminer leurs modalités d'exécution (port d'équipement spécial, habilitation, permis feu, ...)

Dans le ROME, ce métier compte 9 compétences liées à la transition écologique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Etre force de proposition
  • Faire preuve de sens des responsabilités
Ce qu'en dit l'Onisep

Une palette de spécialités

La physique des réacteurs nucléaires fait appel à des compétences en neutronique, thermohydraulique, matériaux. Le domaine du cycle du combustible nécessite des connaissances en chimie. D'autres domaines comme la mécanique, l'électrotechnique, le contrôle commande, la sûreté nucléaire, la radioprotection et l'environnement sont mobilisés, selon les postes. Par ailleurs, les grands groupes offrent une formation complémentaire adaptée au métier, par exemple pour la conduite d'installations nucléaires.

Rigueur et sens des responsabilités

Pour agir avec efficacité face à des problématiques diverses, l'ingénieur ou l'ingénieure nucléaire a le sens de l'analyse et de la synthèse. Son domaine d'intervention étant exposé à des risques majeurs, il ou elle doit faire preuve de la plus grande rigueur. La prise de responsabilités, souvent rapide, fait appel à l'esprit d'initiative. Et à la capacité à coordonner une équipe pour les postes d'encadrement.

Ouverture à l'international

Certains postes s'exercent dans un environnement multiculturel, exigeant la maîtrise de l'anglais.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 13 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : ingénieur nucléaire / ingénieure nucléaire.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Technique et manuel, Numérique.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche H1302.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir ingénieur nucléaire ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac, Licence Physique et Licence Mécanique. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ingénieur diplômé du Conservatoire national des arts et métiers, spécialité Gestion des risques (bac + 5), Ingénieur spécialisé en génie atomique, diplômé de l'Institut national des sciences et techniques nucléaires (bac + 5) et Ingénieur diplômé de l'École supérieure angevine d'informatique et de productique, spécialité gestion des risques et environnement (bac + 5). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme ingénieur nucléaire ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : entre 3100 et 2920 euros brut par mois, selon la spécialité de l'ingénieur nucléaire. La moitié des salariés à temps complet des « Ingénieurs et cadres techniques en Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels et exploitation éco-industriel » gagnent plus de 3 060 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Cadres techniques de la maintenance et de l'environnement » gagnaient 4 747 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 3 741 €.

Le métier d'ingénieur nucléaire recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 040 recrutements de « Ingénieurs et cadres techniques en Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels et exploitation éco-industriel », dont 34 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 93 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME H1302. Recrutement dans la moyenne pour ce métier (tension 3 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'ingénieur nucléaire a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Ingénieurs et cadres techniques de l’industrie » entre 2019 et 2030 : en hausse (+24 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'ingénieur nucléaire est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains équivalents n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.