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Industrie · Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels

Ingénieur radioprotection / ingénieure radioprotection

L'ingénieur radioprotection protège les personnes contre les rayonnements, dans le nucléaire, la médecine ou l'industrie, en mesurant, en contrôlant et en conseillant.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Dans la moyenne
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 510 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans une centrale, un hôpital, un laboratoire ou une entreprise. Tu fais des mesures, tu définis des zones de sécurité, tu formes les équipes, tu contrôles les règles et tu rédiges des rapports. Il faut de la rigueur, du sang-froid, de la pédagogie et de la discrétion. Le métier est très encadré.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Appliquer une politique de radioprotection

Dans le domaine du nucléaire, la sécurité des personnes ou de l'environnement est une préoccupation majeure pour l'ingénieur ou l'ingénieure radioprotection. Selon qu'il ou elle travaille sur site ou en ingénierie, son rôle sera différent. Au niveau d'un service ou d'une entreprise, ce ou cette spécialiste devra mettre en place la politique de radioprotection élaborée au préalable.

Évaluer et optimiser

En ingénierie, il ou elle doit adapter et améliorer les moyens et outils de prévention. Il ou elle analyse également les postes de travail présentant un risque d'exposition aux rayonnements, détermine et choisit le matériel adapté, fait réaliser des mesures de rayonnement. En cas d'incident, il faut réagir immédiatement en proposant des solutions adaptées pour éviter toute contamination.

Conseiller et communiquer

Les ingénieurs radioprotection ont un rôle important de conseil auprès des différents responsables (scientifiques, techniques, administratifs, etc.). Ils sont impliqués dans la communication interne comme externe, et sont amenés à concevoir et diffuser des outils d'information et de formation sur la prévention des risques.

Conditions de travail

Au bureau et sur le terrain

Si la conception de nouveaux outils ou la mise en place de nouvelles mesures se fait essentiellement au bureau, l'ingénieur ou l'ingénieure radioprotection se rend régulièrement sur les sites pour évaluer la prise en compte des règles de sécurité ou la mise au point de nouvelles procédures.

En équipe

Les ingénieurs sont assistés d'un certain nombre de techniciens qu'ils encadrent, notamment pour les mesures sur le terrain ou pour l'accompagnement dans la mise en place de nouvelles procédures, lors d'opérations de maintenance, par exemple. Exerçant une fonction transversale, les ingénieurs radioprotection sont amenés à collaborer avec presque tous les services de l'entreprise et à répondre à leurs demandes spécifiques.

Disponible à tout moment

Garants du respect des règles de sécurité dans un secteur d'activité relativement dangereux, les ingénieurs radioprotection répondent aux sollicitations des services. Ils savent se montrer disponibles pour rassurer ou réagir immédiatement en cas d'anomalie ou d'incident. Une astreinte est organisée dans les centrales nucléaires pour assurer une présence à tout moment, la nuit et les week-end compris.

Statuts
salarié
Secteurs
Énergie

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Evaluer, prévenir, et gérer les risques et la sécurité
    • Concevoir des scénarios d'accident
    • Former et informer les salariés pour les sensibiliser à la prévention des risques
    • Préconiser des méthodes et outils de gestion des risques
  • Elaborer des règles et procédures de Qualité, Hygiène, Sécurité, Santé et Environnement (QHSSE)
    • Concevoir un système de management Qualité Sécurité Environnement (QSE)
    • Construire un plan d'action QSE
  • Réaliser un diagnostic environnemental
    • Communiquer un diagnostic sur des risques environnementaux ou sanitaires
    • Réaliser une étude d'impact environnemental
  • Définir et déployer une politique de développement durable
    • Concevoir et déployer la déconstruction, la dépollution ou le recyclage d'une installation
    • Préconiser des mesures environnementales
  • Encourager la créativité et l'innovation dans son équipe
    • Encourager l'amélioration continue dans les pratiques
  • Conseiller, accompagner une personne
    • Apporter un appui technique aux services qualité, maintenance, méthodes, recherche et développement
  • Enseigner, développer des compétences
    • Former aux évolutions techniques et règlementaires
  • Elaborer des processus et des modes opératoires techniques
    • Délivrer des autorisations d'activités et déterminer leurs modalités d'exécution (port d'équipement spécial, habilitation, permis feu, ...)

Dans le ROME, ce métier compte 9 compétences liées à la transition écologique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Etre force de proposition
  • Faire preuve de sens des responsabilités
Ce qu'en dit l'Onisep

Développer la sécurité

Le secteur du nucléaire est très spécifique, avec des enjeux importants. Il demande des compétences en physique fondamentale mais aussi une excellente connaissance du monde industriel. La sécurité, maître-mot du secteur, nécessite de mettre en œuvre et de respecter des consignes strictes, en s'adaptant sans cesse aux nouvelles réglementations ou aux évolutions techniques.

Des qualités humaines importantes

Pour travailler dans le nucléaire, il est important de démontrer un esprit d'équipe et le goût pour les projets collectifs. Garants du respect des règles de sécurité dans l'entreprise, les ingénieurs radioprotection sont ceux qui informent et qui rassurent, le cas échéant. Ils doivent avoir une bonne connaissance des métiers pour être capable de désamorcer des situations.

Le sens des responsabilités

La radioprotection doit gérer un risque invisible mais bien réel. La rigueur et le sens des responsabilités sont indispensables, ainsi qu'une bonne dose de sang-froid pour pouvoir réagir immédiatement et de manière adéquate en cas de problème.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 15 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Technique et manuel, Numérique.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche H1302.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir ingénieur radioprotection ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ingénieur diplômé du Conservatoire national des arts et métiers, spécialité Gestion des risques (bac + 5), Ingénieur spécialisé en génie atomique, diplômé de l'Institut national des sciences et techniques nucléaires (bac + 5) et Ingénieur diplômé de l'École supérieure angevine d'informatique et de productique, spécialité gestion des risques et environnement (bac + 5). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme ingénieur radioprotection ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 3070 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Ingénieurs et cadres techniques en Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels et exploitation éco-industriel » gagnent plus de 3 060 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Cadres techniques de la maintenance et de l'environnement » gagnaient 4 747 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 3 741 €.

Le métier d'ingénieur radioprotection recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 040 recrutements de « Ingénieurs et cadres techniques en Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels et exploitation éco-industriel », dont 34 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 93 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME H1302. Recrutement dans la moyenne pour ce métier (tension 3 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'ingénieur radioprotection a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Ingénieurs et cadres techniques de l’industrie » entre 2019 et 2030 : en hausse (+24 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'ingénieur radioprotection est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 1 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.