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Services à la personne et à la collectivité · Recherche

Ingénieur de recherche clinique et épidémiologique / ingénieure de recherche clinique et épidémiologique

L'ingénieur de recherche clinique et épidémiologique organise et analyse des études sur la santé, comme des essais de médicaments ou des enquêtes sur les maladies.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert, concours possible
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
2 types, 797 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans un hôpital, un laboratoire ou un organisme de recherche, avec des médecins, des statisticiens et des infirmiers. Tu organises les études, tu collectes et contrôles les données, tu analyses les résultats et tu rédiges des rapports. Il faut de la rigueur, de l'organisation, de la discrétion et de l'esprit d'équipe.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Élaborer un protocole

Ce chercheur ou cette chercheuse applique une démarche scientifique. Que ce soit en recherche fondamentale ou appliquée, il ou elle définit d'abord son champ d'investigation. Une fois la problématique posée, il lui faut rédiger un protocole et en piloter la mise en œuvre. Le protocole définit la marche à suivre de la future étude : enquêter sur un groupe d'individus restreint ou étendu, procéder ou non à des analyses de sang, établir un questionnaire, utiliser telle méthode statistique.

En recherche clinique, il ou elle dirige ensuite des essais thérapeutiques pour évaluer l'efficacité et l'innocuité des médicaments. En recherche épidémiologique, son objectif est la prévision. Cela permet de savoir, par exemple, quels sont les facteurs aggravants lors de la propagation d'une épidémie.

Analyser et présenter les résultats

Il ou elle étudie la fréquence et l'incidence des maladies, leur répartition dans la société (chez les gens âgés, les jeunes, les plus démunis), les facteurs de risque (alcool, tabac ou autre). Il ou elle élabore des théories qu'il ou elle valide ou pas, en fonction des résultats de ses études puis rédige des rapports de synthèse, des ouvrages de référence permettant à l'industrie pharmaceutique d'élaborer de nouveaux traitements et aux organismes de santé publique d'établir des politiques de prévention.

Conditions de travail

Des tâches multiples

L'ingénieur ou l'ingénieure de recherche clinique et épidémiologique passe une grande partie de son temps devant un ordinateur à utiliser des programmes informatiques pour stocker ses bases de données. Il ou elle rédige, pour retranscrire les analyses de ses études et diffuser des rapports. Enfin, il ou elle peut aussi enseigner à l'université comme enseignant-chercheur ou enseignante-chercheuse. Dans les laboratoires de recherche publics, il ou elle a le statut de fonctionnaire de catégorie A.

Un travail en équipe

Il ou elle ne travaille pas seul ou seule, mais mène ses travaux en collaboration avec d'autres chercheurs ou chercheuses, des doctorants ou des doctorantes, des ingénieurs ou des ingénieures d'études biostatistiques, des techniciens ou des techniciennes. Dans l'industrie du médicament, il ou elle collabore avec les médecins, les ARC (attachés ou attachées de recherche clinique) et les TEC (techniciens ou techniciennes d'étude clinique).

Des déplacements

Les échanges scientifiques tiennent une grande place dans l'activité de l'ingénieur ou de l'ingénieure de recherche : il ou elle participe régulièrement à des colloques nationaux et internationaux pour partager ses connaissances et les étoffer. Des déplacements à travers le monde sont donc possibles.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Enseignement, Fonction publique, Industrie chimique, Recherche, Santé

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Analyser des résultats d'expérimentation
    • Concevoir et coordonner un programme, un projet de recherche
    • Concevoir et formaliser des protocoles de recherche et des études scientifiques
    • Coordonner une équipe de recherche
  • Procéder à des tests, expérimentations
    • Agir face à des résultats inattendus dans des recherches
    • Concevoir des expériences pour tester des hypothèses spécifiques
    • Conduire un programme d'essais
    • Traiter les données d'expérimentation pour ajuster les formulations
  • Collecter, tester, analyser des échantillons, des matériaux
    • Analyser des résultats d'expériences en laboratoire
    • Collecter des échantillons pour analyse
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Déterminer et développer les méthodes de recherche, de recueil et d'analyse de données
    • Traiter des données expérimentales complexes
  • Participer à un projet pluridisciplinaire
    • Apporter un appui scientifique à des chercheurs, institutions, entreprises
    • Collaborer avec des équipes interdisciplinaires pour des études complexes
  • Conseiller une organisation, une structure
    • Conseiller des chercheurs, institutions, entreprises sur des questions scientifiques
  • Mettre en oeuvre des actions de communication
    • Présenter et expliciter les avancées scientifiques et les travaux de recherche
  • Concevoir une formule technique, un modèle théorique
    • Concevoir des modèles théoriques (calcul, simulation, modélisation)

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Des connaissances pointues

Son activité exige une très haute qualification. L'ingénieur ou l'ingénieure de recherche clinique et épidémiologique doit avoir des connaissances générales poussées en sciences de la vie et en santé publique. Spécialiste en épidémiologie, il lui faut maîtriser des domaines pointus comme les biostatistiques.

De la déontologie

Autonome, il ou elle doit savoir monter et mener à bien ses travaux et diriger un projet transversal, avoir le sens de l'éthique et respecter les contraintes déontologiques qui s'appliquent aux recherches sur l'être humain. La recherche biomédicale est aussi fortement réglementée et il lui faut en tenir compte.

Informatique et anglais indispensables

Il ou elle exerce dans un environnement européen et international. Une parfaite maîtrise de l'anglais est donc essentielle pour lire les textes officiels, rédiger des documents techniques et pour échanger avec des interlocuteurs ou des interlocutrices de diverses nationalités. Il ou elle doit connaître les logiciels de base de données comme Access, mais aussi SPSS ou SAS et utiliser parfois Internet pour mettre en ligne un programme de recherche.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K2402.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir ingénieur de recherche clinique et épidémiologique ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac et PASS (parcours d'accès spécifique santé). Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Sciences de l’univers et technologies spatiales (bac + 5), Master Biologie intégrative et physiologie (bac + 5) et Master Biologie moléculaire et cellulaire (bac + 5). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme ingénieur de recherche clinique et épidémiologique ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2000 euros brut par mois, variable en fonction du lieu d'exercice. La moitié des salariés à temps complet des « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnent plus de 2 712 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnaient 3 486 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 135 €.

Le métier d'ingénieur de recherche clinique et épidémiologique recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 100 recrutements de « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) », dont 42 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 156 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME K2402. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'ingénieur de recherche clinique et épidémiologique a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'ingénieur de recherche clinique et épidémiologique est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 1 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 22 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.