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Commerce, Vente et Grande distribution · Grande distribution

Marchandiseur / marchandiseuse

Le marchandiseur ou la marchandiseuse choisit et organise la présentation des produits en magasin pour donner envie d'acheter.

En bref

Niveau d'études
bac + 2
Accès
Sélectif
Salaire du débutant
de 23 000 à 30 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 33 000 à 50 000 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
4 types, 491 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu réfléchis à la façon de présenter les produits dans les rayons : où les placer, comment les mettre en valeur, quelle décoration ajouter. Tu suis les ventes, tu échanges avec les équipes du magasin et les fournisseurs, et tu adaptes la présentation aux saisons. Tu travailles en magasin et au siège de l'enseigne. Il faut de la curiosité, de l'organisation et l'esprit d'équipe.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Repérer les ventes trop faibles

Le marchandiseur ou la marchandiseuse passe au crible les relevés de vente et lit les études de marché permettant de comprendre le comportement des consommateurs ou des consommatrices. Il ou elle identifie les produits qui ont du mal à s'écouler et cerne les causes : prix trop élevé, emballage peu pratique, visibilité réduite en rayon, etc.

Déclencher l'acte d'achat

Maîtrisant l'ensemble des techniques de présentation des articles, il ou elle cherche le décor ou l'emplacement idéal qui déclencheront l'envie spontanée d'acheter. Lorsqu'il ou elle travaille pour une enseigne de mode ou une grande marque, il ou elle conçoit des vitrines qui attirent le regard, en fonction de la saison, des tendances du moment, de l'image de la marque... Pour être efficace, il lui faut tenir compte de la fréquentation des rayons et veiller à optimiser la lisibilité des produits. Il ou elle peut aussi organiser des opérations de promotion ou impulser une nouvelle stratégie publicitaire.

Convaincre et mettre en place

Pour que sa stratégie réussisse, le marchandiseur ou la marchandiseuse doit y faire adhérer le maximum de personnes, du directeur ou de la directrice de magasin aux chefs et aux cheffes de rayon en passant par les vendeurs ou les vendeuses. Pour les convaincre du bien fondé de ses choix, il ou elle expose le contenu et les objectifs de son plan d'action. Une fois le projet validé, il ou elle participe à sa mise en place. En fonction des résultats, il ou elle peut devoir y apporter des modifications.

Conditions de travail

Sur le terrain

Très mobile, le marchandiseur ou la marchandiseuse passe la plupart de son temps dans les entreprises de distribution. Ses journées commencent parfois très tôt. Refaire les rayons pour mettre les produits en valeur nécessite une présence en dehors des heures d'ouverture au public, afin que les articles soient en place lorsque les premiers clients ou les premières clientes arrivent.

Derrière un écran

Quand il ou elle n'est pas dans les entreprises de distribution, le marchandiseur ou la marchandiseuse travaille à son bureau afin de préparer et organiser ses visites. Il ou elle consulte les résultats commerciaux d'un magasin ou visualise un nouvel aménagement de l'espace de vente.

Statuts
salarié
Secteurs
Commerce et distribution

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Elaborer une stratégie commerciale
    • Analyser les indicateurs de vente pour ajuster les stratégies
    • Développer des stratégies de placement produit efficaces
    • Développer des stratégies pour augmenter la visibilité des produits
  • Elaborer un plan marketing, une stratégie de marque et de communication
    • Définir des stratégies de positionnement
    • Développer des stratégies de marketing pour promouvoir les produits et les services
    • Participer à la définition de la politique globale de marchandisage de l'entreprise
  • Contrôler des indicateurs de performance, analyser et corriger des écarts
    • Assurer le suivi des indicateurs de performance (KPI)
    • Surveiller les indicateurs clés de performance pour ajuster les stratégies
    • Surveiller les indicateurs de vente
  • Contrôler la qualité et la conformité des process
    • Contrôler l'application d'un plan d'implantation
    • Contrôler le balisage et l'étiquetage des produits en rayon
  • Gérer les stocks
    • Analyser le taux de rotation des stocks
    • Vérifier la bonne disponibilité et la bonne disposition des produits en point de vente
  • Organiser, aménager un espace de vente
    • Négocier l'emplacement d'un produit
    • Optimiser l'agencement de l'espace de vente
  • Piloter la performance et la rentabilité d'une activité ou d'un projet
    • Analyser les indicateurs de performance après chaque action marketing afin d'améliorer les opérations commerciales et développer le chiffre d'affaires
    • Evaluer l'efficacité des campagnes
  • Enseigner, développer des compétences
    • Former des équipes de terrain

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de curiosité, d'ouverture d'esprit
Ce qu'en dit l'Onisep

Le sens de l'analyse

Les capacités d'analyse du marchandiseur ou de la marchandiseuse lui permettent d'exploiter au mieux les nombreuses informations transmises : études de marché, panels de consommateurs ou de consommatrices.. Il ou elle sait également rédiger des synthèses de toutes ces données et prendre les décisions qui s'imposent.

Organisation et créativité

Devant la multiplication des produits et l'agencement qui diffère selon les magasins, le marchandiseur ou la marchandiseuse sait s'adapter afin de répondre au mieux à la demande de sa clientèle. Bien sûr, en matière de présentation, il existe des recettes qui portent toujours leurs fruits. Mais il lui faut, à chaque fois, être capable de faire preuve d'imagination. C'est son point fort.

Anticipation des besoins

Pour que ses préconisations aient une chance d'être suivies, le marchandiseur ou la marchandiseuse cherche à connaître les habitudes et les attendes des consommateurs ou des consommatrices, qu'il s'agisse de la clientèle d'une enseigne de la grande distribution ou de celle d'une grande marque de luxe. En fonction de la période de l'année, des tendances du marché à un moment donné, il ou elle anticipe les besoins, et peut même les créer !

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 3 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Entreprendre, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche D1506.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir marchandiseur ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 2. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Management Commercial Opérationnel, BUT Techniques de commercialisation et DN MADE Espace. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Bac pro Artisanat et métiers d’art option marchandisage visuel (niveau bac), BTS Management commercial opérationnel (bac + 2) et Responsable visuel merchandiser (bac + 3 ou 4). Accès sélectif : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (BTS Management Commercial Opérationnel) a un taux d'accès médian de 50 %.

Combien gagne-t-on comme marchandiseur ?

Repères d'études de rémunération publiées : Vendeur (0 à 3 ans) : de 23 000 à 30 000 € brut par an ; Chef de secteur (6 à 10 ans) : de 33 000 à 50 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1867 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Maîtrise des magasins » gagnent plus de 1 867 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Maîtrise des magasins », « Graphistes, dessinateurs, stylistes, décorateurs et créateurs de supports de communication visuelle », « Cadres commerciaux, acheteurs et cadres de la mercatique ») gagnaient de 2 825 € à 5 555 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 641 € à 4 318 €.

Le métier de marchandiseur recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 4 370 recrutements de « Maîtrise des magasins », dont 37 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 139 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME D1506. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de marchandiseur a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Maîtrise des magasins et intermédiaires du commerce » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+0 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (28 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de marchandiseur est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 2 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 28 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.