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Services à la personne et à la collectivité · Recherche

Écotoxicologue

L'écotoxicologue étudie l'effet des polluants sur les milieux naturels et les êtres vivants, à partir de prélèvements et d'analyses.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
36 800 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
53 000 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 510 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans un laboratoire de recherche, un bureau d'études ou une agence publique. Tu prélèves des échantillons sur le terrain, tu fais des expériences, tu analyses les résultats et tu rédiges des rapports. Il faut de l'esprit d'équipe, de l'organisation et de la rigueur. Tu alternes la paillasse, l'ordinateur et les sorties nature.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Mesurer

L'écotoxicologue étudie l'impact des polluants et en particulier celui des produits chimiques sur les écosystèmes : micro-organismes, végétaux, animaux, sur terre et/ou dans l'eau et l'air. Ce ou cette scientifique tente de déterminer les niveaux de dangerosité et les conditions de dissémination des polluants. Il ou elle publie études et rapports pour aider les dirigeants à prendre des décisions éclairées.

Tester et analyser

Se rendre sur le terrain permet de relever des échantillons, selon un protocole définit. En laboratoire, l'écotoxicologue analyse et mesure les quantités de polluants présents dans un milieu donné. Il ou elle conduit des tests et recueille toutes les informations disponibles sur le sujet de son étude. Il lui faut aussi compiler ses données, faire des analyses statistiques, confronter ses résultats avec d'autres scientifiques (biologistes, chimistes, etc).

Diffuser

Selon son lieu d'exercice, l'écotoxicologue participe à l'élaboration de normes sanitaires, collabore à des projets de recherche, publie des préconisations. Rédiger des fiches de données sécurité, gérer les démarches d'enregistrement de nouveaux produits, fournir les éléments d'écotoxicité demandés par les autorités peuvent faire partie de ses tâches, de même que participer à des congrès internationaux.

Conditions de travail

Haut profil

Exerçant en solo ou bien au sein d'un service spécialisé, l'écotoxicologue est en lien avec les décisionnaires pour les aider à comprendre les enjeux environnementaux. Selon les entreprises, son poste est rattaché à la direction sécurité environnement ou produit, ou dépend de la direction industrielle, de l'unité écotoxicité environnement, ou encore des affaires réglementaires (notamment dans l'industrie pharmaceutique ou phytosanitaire).

Surtout au laboratoire

Le ou la spécialiste en écotoxicologie peut aller sur le terrain mais travaille surtout au sein d'un laboratoire pour faire des tests ou analyser des échantillons. Au contact de substances dangereuses, il ou elle prend les mesures de sécurité adaptées. Derrière son ordinateur, il ou elle mène des analyses statistiques, compile les données, rédige des rapports, etc.

Employeurs publics ou privés

L'écotoxicologue peut travailler pour un bureau d'études spécialisé en évaluation des risques et environnement, pour des organismes de recherche publics et parapublics (Anses, CNRS, Inrae, Ineris, agences de l'eau...), pour une grande entreprise industrielle, notamment dans le secteur de la chimie, de la pharmacie, des cosmétiques, etc. Quelques places existent aussi dans les services du ministère chargé de l'environnement.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Industrie alimentaire, Industrie chimique, Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Analyser des résultats d'expérimentation
    • Concevoir et coordonner un programme, un projet de recherche
    • Concevoir et formaliser des protocoles de recherche et des études scientifiques
    • Coordonner une équipe de recherche
  • Procéder à des tests, expérimentations
    • Agir face à des résultats inattendus dans des recherches
    • Concevoir des expériences pour tester des hypothèses spécifiques
    • Conduire un programme d'essais
    • Traiter les données d'expérimentation pour ajuster les formulations
  • Collecter, tester, analyser des échantillons, des matériaux
    • Analyser des résultats d'expériences en laboratoire
    • Collecter des échantillons pour analyse
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Déterminer et développer les méthodes de recherche, de recueil et d'analyse de données
    • Traiter des données expérimentales complexes
  • Participer à un projet pluridisciplinaire
    • Apporter un appui scientifique à des chercheurs, institutions, entreprises
    • Collaborer avec des équipes interdisciplinaires pour des études complexes
  • Conseiller une organisation, une structure
    • Conseiller des chercheurs, institutions, entreprises sur des questions scientifiques
  • Mettre en oeuvre des actions de communication
    • Présenter et expliciter les avancées scientifiques et les travaux de recherche
  • Concevoir une formule technique, un modèle théorique
    • Concevoir des modèles théoriques (calcul, simulation, modélisation)

Dans le ROME, ce métier compte 6 compétences liées à la transition écologique et 2 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Des bases scientifiques solides

Scientifique de haut niveau, l'écotoxicologue doit avoir d'excellentes connaissances en biologie et en chimie, notamment en chimie environnementale. L'environnement et l'écologie en général sont d'ailleurs des sujets qu'il faut maîtriser et apprécier. Il est nécessaire de comprendre les interactions entre les différents écosystèmes.

Rigueur et responsabilité

Exerçant une veille régulière sur la réglementation européenne concernant les produits chimiques, l'étiquetage, le classement des produits, etc., l'écotoxicologue garantit la conformité des produits mis sur le marché. Il ou elle maîtrise également le cycle de vie des produits et leur marché. Avec rigueur, il lui revient de faire respecter les règles de sécurité pour manipuler des produits toxiques.

À l'aise en français et en anglais

L'écotoxicologue maîtrise l'anglais technique, aussi bien à l'oral pour assister ou participer à des réunions ou congrès, qu'à l'écrit pour lire et rédiger des rapports, par exemple. De bonnes capacités rédactionnelles sont attendues. Savoir convaincre et faire preuve de pédagogie, permet de mener des réunions pluridisciplinaires et de piloter des projets d'envergure.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Analyser, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K2402, K2413.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir écotoxicologue ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Sciences de l’univers et technologies spatiales (bac + 5), Master Biologie intégrative et physiologie (bac + 5) et Master Biologie moléculaire et cellulaire (bac + 5). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme écotoxicologue ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 3070 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnent plus de 2 712 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnaient 3 486 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 135 €.

Le métier d'écotoxicologue recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 100 recrutements de « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) », dont 42 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 158 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME K2402, K2413. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'écotoxicologue a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'écotoxicologue est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 1 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 22 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.