Aller au contenu
Pxsis
Rechercher
Mon espace

Agriculture et Pêche, Espaces naturels et Espaces verts, Soins aux animaux · Production

Patron pêcheur / patronne pêcheuse

Le patron pêcheur ou la patronne pêcheuse dirige un bateau de pêche, choisit les zones de pêche et est responsable de l'équipage et de la sécurité.

En bref

Niveau d'études
bac ou équivalent
Salaire du débutant
22 400 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 32 000 à 46 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Moins que la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu diriges un bateau de pêche : tu choisis où pêcher, tu donnes les consignes à l'équipage, tu veilles à la sécurité et tu vends les prises. Tu t'occupes aussi de la gestion du bateau et de ses papiers. Tu passes de longues journées en mer, souvent par mauvais temps. Il faut du leadership, de la réactivité et un grand sens des responsabilités.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Chef ou cheffe de terrain

Le patron pêcheur ou la patronne pêcheuse est à la tête d'une entreprise : il ou elle gère les campagnes et les lieux de pêche, dirige la conduite de l'expédition, surveille les manœuvres et le traitement des captures. Il ou elle exerce des fonctions de capitaine sur les navires armés à la petite pêche, à la pêche côtière et à la pêche au large, ainsi que celles de second sur des navires armés à la grande pêche.

Service après pêche

Son activité consiste à choisir les lieux de pêche et organiser le travail, gérer l'équipage, l'entretien du navire et le traitement des captures. Une fois les différentes espèces capturées (thon, sole, baudroie, ou encore merlu), elles sont triées, puis vendues à la criée. Dans les halles à marée, elles sont conditionnées avant d'être mises à la disposition des grossistes. Elles seront alors transformées ou revendues directement dans les poissonneries et grandes surfaces. Quant au patron ou à la patronne de pêche, il lui repartir pêcher en mer !

Évolutions diverses

Selon ses compétences et son niveau de qualification, il ou elle sera responsable d'équipe ou bien officier ou officière en charge de la conduite du navire ou de la machine, de la pêche et du traitement des captures. Avec la formation continue, il lui est possible d'évoluer et de s'orienter vers le commerce maritime, la plaisance professionnelle ou à terre, où ses compétences sont très appréciées.

Conditions de travail

Différentes pêches

L'activité peut être très différente suivant la taille du bateau et le type de pêche pratiqué. On distingue ainsi la petite pêche (sortie en mer de moins de 24 heures), la pêche côtière (moins de 96 heures), la pêche au large (plus de 96 heures) ou la grande pêche (plus de 20 jours en mer). Autres critères qui définissent l'activité du patron ou de la patronne de pêche : la taille et la puissance du navire. Il ou elle peut y exercer des métiers tout à fait différents : soit une activité d'artisan lorsque l'exploitation se fait seul ou seule, soit une activité semi-industrielle ou industrielle sur des bateaux plus puissants avec des équipes pouvant aller jusqu'à 25 marins.

C'est physique !

Les mouvements du navire, les conditions matérielles (bruit, humidité, espace), les efforts répétitifs, le rythme de travail soutenu font de la pêche une activité physiquement exigeante que les aléas de la production et la météo peuvent rendre pénible. Le marin-pêcheur ou la marine-pêcheuse sait cependant faire face à ces situations, grâce à la cohésion et à la complémentarité de l'équipage. À bord, chacun et chacune est un maillon essentiel de l'efficacité et de la sécurité. D'ailleurs, il arrive au patron ou à la patronne de pêche d'épauler les matelots et matelotes dans leurs tâches (tri, préparation, conditionnement, conservation, stockage des poissons).

Statuts
salarié, artisan
Secteurs
Agriculture

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire, convoyer un véhicule marin ou fluvial
    • Définir la route du navire et les paramètres sur les instruments de pilotage et de contrôle
    • Effectuer les manoeuvres d'accostage ou d'appareillage du bateau
    • Préparer et actionner les équipements du navire (ancres, câbles, cordages et gréement...) lors des manoeuvres d'appareillage ou d'accostage
    • Réaliser ou contrôler les manoeuvres du navire et les opérations de pêche
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Collecter et enregistrer des données de capture de pêche
    • Traiter une information météorologique recueillie
  • Entretenir un équipement, une machine, une installation
    • Entretenir un bateau
    • Maintenir l'équipement de pêche en bon état
  • Assurer la gestion administrative et financière d'une activité
    • Assurer la gestion administrative d'une activité
    • Gérer les documents de bord et les formalités administratives
  • Diriger et gérer un ensemble, une structure, une organisation
    • Commander un navire
    • Coordonner les activités à bord du navire
  • Enseigner, développer des compétences
    • Former aux évolutions techniques et règlementaires
  • Comprendre, interpréter des données et documents techniques
    • Recueillir et qualifier les données, signaux, mesures, images, transmis ou émis
  • Créer une documentation technique
    • Recueillir les données techniques et élaborer la feuille de route de la traversée (horaires, distances, météo, etc.)

Dans le ROME, ce métier compte 2 compétences liées à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Faire preuve de leadership
  • Faire preuve de réactivité
  • Etre ouvert aux changements
Ce qu'en dit l'Onisep

La mer est son univers

Quelle que soit la taille ou la puissance du navire, le patron ou la patronne de pêche doit posséder une solide expérience de la mer, de la pêche et de ses techniques ainsi que du commandement. Technicien ou technicienne et gestionnaire des mers, il ou elle sait prendre des décisions rapidement, et garder son sang-froid en toutes circonstances.

Le physique ne fait pas tout

Si pêcher requiert toujours une bonne résistance physique, le métier a évolué : la sécurité s'est renforcée, la navigation implique désormais l'utilisation de l'informatique et de l'électronique, et les cadres doivent avoir un certain niveau d'anglais, ainsi que des notions de gestion et de commerce. Par ailleurs - développement durable oblige -, le pêcheur ou la pêcheuse ne doit pas se contenter d'utiliser les ressources maritimes ; il doit aussi les préserver.

L'informatique au banc d'essais

Il est de plus en plus attendu de savoir gérer les nouveaux outils technologiques, en particulier l'informatique, pour mener au mieux ses activités. Les bancs de poissons sont repérés par avion ou satellite, mais certains navires disposent en plus d'équipements spécifiques de pointe pour les localiser. Commander ces navires, qui sont souvent d'authentiques usines flottantes, est un travail de haute technicité.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 9 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Entreprendre, Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche A1406.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir patron pêcheur pêcheuse ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac ou équivalent. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Pêche et gestion de l'environnement marin (PGEM) (bac + 2), Certificat d'aptitude au commandement à la petite pêche (niveau CAP) et Brevet de lieutenant de pêche (niveau bac).

Combien gagne-t-on comme patron pêcheur pêcheuse ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1867 euros brut par mois, variable en fonction de la quantité pêchée, de la valeur des captures, du prix de vente, du prix du carburant pour le bateau. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Cadres et maîtres d'équipage de la marine » gagnaient 4 970 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 4 315 €.

Le métier de patron pêcheur pêcheuse recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 640 recrutements de « Cadres et maîtres d'équipage de la marine », dont 69 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). La plupart sont des emplois saisonniers. Le 2 octobre 2026, aucune offre d'emploi n'était publiée sur France Travail pour la fiche ROME A1406. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de patron pêcheur pêcheuse a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Marins, pêcheurs, aquaculteurs » entre 2019 et 2030 : en baisse (-5 % selon la projection). D'ici 2030, moins de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (23 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de patron pêcheur pêcheuse est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains de la même famille n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.